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Bruxelles défend son bilan de santé de la législation sur la biodiversité

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Les ONG de défense de la nature ont de nouveau insisté auprès de la Commission européenne, lors d’une conférence organisée le 20 novembre à Bruxelles, pour que les directives Habitats et Oiseaux ne soient pas révisées. Bruxelles a lancé un bilan de santé de ces deux législations afin d’en évaluer l’efficacité. Mais pour les ONG c’est surtout le manque de financement, la mauvaise mise en œuvre par les États membres et les effets néfastes d’autres politiques (notamment la Pac) qui nuisent à la biodiversité. Certains États membres (Allemagne, Italie, France, Pologne, Espagne notamment) et le Parlement européen s’opposent également à cette initiative qui, estiment-ils, risque d’affaiblir le dispositif européen en place (1).

"Nous ne voulons pas revoir la législation sur la nature pour l’affaiblir mais pour la rendre plus efficace pour atteindre nos objectifs à temps", a assuré le commissaire européen à l’environnement Karmenu Vella. Selon les différents rapports parus ces derniers mois (sur l’état de la nature, l’état de l’environnement…), l’UE n’endiguera pas la baisse de biodiversité d’ici 2020 comme elle se l’était fixé. Mais il ne faut pas non plus imposer des contraintes administratives inutiles, a-t-il souligné. Et de prévenir que "nous devons veiller à ce que la législation préserve la biodiversité mais aussi les agriculteurs qui en sont les gardiens ». L’UE doit « travailler plus étroitement » avec les agriculteurs qui font partie de la réponse à apporter pour arrêter la perte de biodiversité dans l’UE, a souhaité le commissaire.

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(1) Voir n° 3519 du 09/11/2015