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Concurrence Bruxelles demande des explications à l’Italie dans l’affaire Parmalat

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La Commission européenne a demandé des explications à l’Italie sur les mesures mises en œuvre pour empêcher la prise de contrôle du groupe alimentaire italien Parmalat par le groupe laitier français Lactalis. Deux commissaires, Joaquin Almunia (concurrence) et Michel Barnier (marché intérieur), ont réagi sur ce dossier.

Parmalat a annoncé le 1er avril qu’il repoussait son assemblée générale, convoquée mi-avril, à la fin du mois de juin, comme le lui permettait un décret adopté à la hâte par le gouvernement italien pour donner plus de temps à la formation d’une alliance italienne pour contrer Lactalis qui, avec une participation de 29 %, serait en mesure de prendre le contrôle de la société alimentaire italienne dont le capital est très morcelé. Le groupe français, qui avait contesté cette décision devant le tribunal de Parme, a vu son recours rejeté le 11 avril. Les banques italiennes Intesa Sanpaolo, Mediobanca et UniCredit se sont déclarées disposées à conseiller et financer une alliance italienne. Intesa Sanpaolo, qui détient 2,4% de Parmalat, multiplie les contacts pour rassembler partenaires industriels et financiers. Le commissaire chargé de la concurrence, Joaquin Almunia, a indiqué le 8 avril suivre « de près les développements de l’acquisition par Lactalis d’une participation dans Parmalat ».« Nous devons garder le marché intérieur ouvert et compétitif, pas élever des barrières protectionnistes », a-t-il commenté. De son côté, Michel Barnier, le commissaire européen chargé du marché intérieur, a envoyé le 8 avril une lettre aux autorités italiennes pour « demander des explications supplémentaires sur ce qui a déjà été fait et ce qu’elles comptent faire », a indiqué sa porte-parole Chantal Hughes. Le commissaire français, qui a assuré avoir seulement amorcé à ce stade « un dialogue administratif avec les autorités italiennes », a abordé le sujet le 8 avril avec le ministre italien des finances, Giulio Tremonti, en marge d’une réunion européenne en Hongrie. « J’ai confiance, parce que l’Italie est un pays fondateur de l’Union, que toute disposition qui sera prise pour préserver tel ou tel secteur industriel le sera dans le respect des procédures et des règles du marché intérieur et de la concurrence européenne », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse.

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