Abonné

Obstacles aux échanges Bruxelles déplore le maintien de nombreuses restrictions sanitaires

- - 2 min

Le dernier rapport de la Commission européenne sur les obstacles aux échanges recense un grand nombre de barrières d'ordre sanitaire et affectant les productions alimentaires, maintenues par la Russie, le Brésil, la Chine et les États-Unis.

Les partenaires économiques stratégiques de l'UE (Argentine, Brésil, Chine, Inde, Japon, Russie et États-Unis) maintiennent toute une série de barrières qui entravent sérieusement les échanges et les possibilités d'investissement des entreprises européennes. Telle est la conclusion de la cinquième édition du rapport de la Commission de Bruxelles sur les obstacles au commerce et à l'investissement, publiée le 19 mars.

Russie, États-Unis, Inde, Chine, Brésil

La Russie est particulièrement visée par le rapport de l'exécutif européen, avec ses restrictions aux importations dans le secteur du porc – objet d'une plainte de l'UE à l'Organisation mondiale du commerce – et celui des pommes de terre, parallèlement à son embargo d'août 2014 sur les produits agroalimentaires.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre

Dans le cas des États-Unis, les principales préoccupations de Bruxelles concernent, dans le domaine agricole, les restrictions d'ordre sanitaire affectant la viande ovine et les produits à base d'œuf. De plus, les demandes d'accès au marché américain pour la viande bovine, les produits laitiers, les pommes et les poires se heurtent à de longs délais d'attente. Des problèmes qui, selon la Commission, devraient être abordés dans les négociations de libre-échange avec Washington. Le rapport souligne également que de nouvelles exigences concernant l'origine végétarienne ou non des produits ont fortement entravé les exportations de l'UE en Inde. Bruxelles plaide par ailleurs pour la levée de l'interdiction d'importation en Chine touchant le bœuf et la viande ovine, même si l'Irlande a annoncé en février avoir reçu le feu vert de Pékin pour sa viande bovine (1).

La Commission fait état aussi de quelques progrès vers la suppression des obstacles du Brésil pour les importations de porc, produits laitiers et boeuf, y compris de nouvelles modifications des exigences en matière d'ESB. Elle reste toutefois préoccupée par les retards dans l'examen des demandes d'accès au marché ainsi que par les « procédures sanitaires longues, lourdes et imprévisibles » de ce pays.

(1) Voir n° 3486 du 02/03/15