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Chaîne alimentaire Bruxelles envisage le retour des farines animales pour limiter le gaspillage

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La Commission européenne présentera le 1er juillet un ensemble de mesures pour limiter le gaspillage alimentaire qui propose notamment le retour des protéines animales transformées pour les non-ruminants.

LA Commission européenne doit adopter le 1er juillet un paquet de mesures pour « une économie circulaire » qui comprendra notamment une communication sur l'alimentation durable ainsi qu'une révision de la législation en vigueur en matière de déchets. Dans sa proposition pour réduire le gaspillage alimentaire, Bruxelles envisage notamment la réintroduction progressive de protéines animales transformées (farines animales) pour l'alimentation des non-ruminants. Sur proposition de la Commission, les États membres de l'UE avaient donné leur feu vert à réintroduction des protéines animales dans l'alimentation des poissons qui est entrée en vigueur en juin 2013 (1). Cette mesure était, pour Bruxelles, une première étape pour la levée de l'interdiction des protéines animales dans l'alimentation des monogastriques (porcs, volailles). Dans son projet de communication, la Commission se dit ouverte à l'idée d'une « meilleure utilisation des animaux et de leurs sous-produits dans l'alimentation animale et humaine », et, précise-t-elle, des mesures de contrôle appropriées doivent être mises en place tout au long de la chaîne de production. Afin d'éviter la consommation intra-espèces (cannibalisme) Bruxelles souligne que des « outils d'analyse seront nécessaires pour tester la présence d'ADN de volaille et de porc dans leur alimentation ».

Par ailleurs, la Commission envisage de demander l'avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) sur l'utilisation de certaines parties de l'intestin des bovins, si cela est jugé sûr, pour l'alimentation des animaux de compagnie et l'enveloppe de saucisse. Est également envisagée l'utilisation de denrées alimentaires jugées invendables telles que les biscuits cassés et le pain rassi comme une ressource pour l'alimentation animale. Bruxelles réfléchit aussi à limiter l'usage de la mention « à consommer de préférence avant » comme l'a déjà indiqué le commissaire européen à la santé, Tonio Borg (2).

Enfin, dans son projet la Commission suggère de faire en sorte que le gaspillage alimentaire soit systématiquement et correctement mesuré par l'ensemble des États membres, de manière à pouvoir suivre les progrès réalisés.

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(1) Voir n° 3361 du 30/07/2012

(2) Voir n° 3449 du 26/05/2014