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UE/Sud de la Méditerranée Bruxelles envisage un nouveau partenariat avec l’Afrique du Nord

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Alors que devait se tenir, trois jours plus tard, un sommet européen extraordinaire sur la Libye et les pays de la région, la Commission de Bruxelles a proposé le 8 mars aux Vingt-sept de lancer un « partenariat pour la démocratie et une prospérité partagée avec le sud de la Méditerranée ». Elle préconise une série de mesures que l’Union peut prendre pour soutenir les changements cruciaux qui s’opèrent dans ces pays. Des mesures qui concernent, entre autres, le secteur agricole.

Dans sa communication sur le renouvellement des relations avec le sud de la Méditerranée, la Commission européenne annonce son intention de réorienter les programmes communautaires d’aide aux pays de la région, qui représentent actuellement 4 milliards d’euros pour la période 2011-2013.
Elle suggère aussi d’« accélérer la conclusion et l’approbation par l’UE des accords de libéralisation des échanges, notamment sur les produits agricoles et les produits de la pêche, avec la Tunisie et le Maroc » (1).

Un programme pour le développement agricole et rural
« Les récents événements qui ont secoué le sud de la Méditerranée et la hausse des prix des denrées alimentaires ont montré de manière criante toute l’urgence d’une aide de l’UE en faveur de ses pays partenaires, afin de renforcer l’efficacité et la productivité du secteur agricole de la région et de garantir la sécurité de l’approvisionnement alimentaire », souligne également la Commission, qui se déclare prête à « soutenir le développement rural en présentant une nouvelle initiative – un programme européen de voisinage pour le développement agricole et rural ». Selon Bruxelles, « ce programme tirerait parti des bonnes pratiques de l’UE dans le domaine du développement des zones rurales et comprendrait des mesures de soutien à l’investissement et de renforcement des capacités administratives de manière à faciliter la modernisation de la production agricole en respectant les normes de qualité et de sécurité alimentaire de l’UE. Il pourrait être élaboré en étroite coopération avec la FAO, la Banque mondiale et, éventuellement, la Banque européenne d’investissement ».

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