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Négociations UE/Mercosur Bruxelles espère un accord avec le Mercosur l’été prochain

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« J’espère que nous pourrons arriver à un accord (de libre-échange entre l’UE et le Mercosur) dans un délai raisonnable, l’idéal serait avant les grandes vacances de l’été prochain » en Europe, a déclaré le 14 septembre à Brasilia le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht. Du côté français, le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, a réaffirmé qu’il resterait « très ferme » sur ce dossier sensible.

Karel De Gucht, qui a effectué du 13 au 16 septembre une visite au Brésil, actuel président du Mercosur, et en Argentine, a émis l’espoir que l’UE et le bloc sud-américain (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, plus le Venezuela en cours d’adhésion) mettent leurs offres sur la table avant la fin de 2010. Le commissaire européen au commerce a aussi souhaité que l’accord bilatéral soit « ample, ambitieux et équilibré ».
« L’agriculteur n’est pas une monnaie d’échange. Nous n’irons pas plus loin sur les négociations avec l’OMC. Nous n’irons pas plus loin sur les négociations avec le Mercosur », a réaffirmé pour sa part Bruno Le Maire le 14 septembre. « L’Europe n’est pas le déversoir des produits agricoles des pays d’Amérique du Sud », a dit le ministre français de l’agriculture.
En réaction à cette déclaration, M. De Gucht a souligné, à Buenois Aires, que « c’est la Commission qui négocie et ils doivent la respecter ».
« La position française est connue, c’est ce qu’elle dit tous les jours », a ironisé le commissaire européen.
Proposée par la Commission de Bruxelles, la relance de la négociation d’un accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur avait été convenue lors du sommet UE-Amérique latine du 18 mai dernier à Madrid.

« Protectionnisme »

Réagissant également aux propos du ministre français, Ricardo Buryaile, président de la Chambre des députés argentine, et ancien vice-président des Confédérations rurales argentines (CRA), a estimé le 15 septembre que « l’Europe exerce une politique protectionniste néfaste aux pays agricoles ».
« L’UE doit essayer de travailler sur un pied d’égalité avec les pays du Mercosur plutôt que de pleurer et de taper du pied », a déclaré de son côté Sonia Tomassone, porte-parole de la Chambre paraguayenne des céréales et des oléagineux.
« Il est très difficile d’imaginer l’Europe comme un déversoir de produits agricoles du Mercosur » étant donné la faible participation de celui-ci au marché européen (seulement 4%), a fait valoir quant à lui le chef de la diplomatie uruguayenne, Luis Almagro.

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