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En direct de Bruxelles Bruxelles et OCDE, même combat (ou presque)

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L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) octroie un satisfecit à ses membres car, vient-elle de calculer, leur soutien public à l’agriculture est tombé à 19 % des recettes totales du secteur en 2011, soit le niveau le plus faible jamais observé. Et ce même si, ces derniers temps, cette baisse est due « à l’évolution des marchés internationaux plutôt qu’à des changements explicites de politiques ». La Commission européenne, qui réserve un bon accueil à cette évaluation, met en avant, bien entendu, le rôle joué par les réformes successives de la Pac depuis 1992. Mais elle tient aussi à faire remarquer que, si les développements sur le marché mondial ont effectivement favorisé la diminution des soutiens aux producteurs, ceux-ci ont aussi pâti de la hausse des coûts des intrants enregistrée dans le même temps. Un constat qui ne préoccupe guère la très libérale OCDE. En revanche, cette dernière déplore le « peu d’efforts » consacrés à l’amélioration de la performance environnementale et à l’innovation. Une critique qui donne l’occasion à la Commission de mettre en avant son projet de réforme agricole pour l’après-2013. Car, fait-elle valoir, « le nouvel équilibre proposé pour la Pac entre le soutien découplé au revenu et les objectifs environnementaux, avec une attention renouvelée pour l’innovation et les gains de productivité durables dans le contexte d’une large politique de développement rural, offrira le cadre pour de nouveaux progrès en matière de politique agricole au sein de l’OCDE ».