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En direct de Bruxelles Bruxelles et Washington, même combat

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« Je continuerai à travailler (…) pour permettre l’adoption de cette loi qui prévoit un filet de sécurité solide et défendable pour les producteurs, des opportunités pour les zones rurales dans la nouvelle bio-économie, un soutien significatif pour la conservation de nos ressources naturelles, un engagement accru pour d'importants programmes de recherche et un soutien pour la production d’aliments sains et nutritifs ». Non, ce n’est pas le commissaire européen Dacian Ciolos, ou encore le ministre irlandais Simon Coveney, président du Conseil agricole des Vingt-sept depuis le 1er janvier, qui parle ainsi pour souligner l’importance d’un accord sur la réforme de la Pac d’ici fin juin. Ces propos émanent de leur homologue américain, Tom Vilsack, qui déplore que le Congrès n’ait pas été en mesure d’approuver un nouveau Farm bill et se soit contenté de prolonger l’actuel jusqu’au 30 septembre prochain dans le cadre d’un compromis budgétaire boiteux mais urgent. Car, autre ressemblance, c’est le dossier des finances publiques qui braque les négociateurs, tant à Washington qu’à Bruxelles. Et qui pèse sur l’avenir de la politique agricole. Tom Vilsack s’est dit « déçu que le Congrès ait été incapable d’adopter une nouvelle autorisation pluriannuelle de la loi sur l’alimentation, l’agriculture et l’emploi pour donner à l’Amérique rurale la sécurité dont elle a besoin et qu’elle mérite ». L’Europe rurale, elle aussi, a bien besoin d’avoir enfin cette lisibilité et ces garanties pour les prochaines années.

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