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Sécurité alimentaire Bruxelles fixe des teneurs maximales pour les résidus d’hydrocarbures

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L’exécutif européen devait proposer une batterie de mesures pour limiter le niveau de résidus de certains hydrocarbures dans les aliments. Les denrées séchées et fumées sont les principales visées, avec les produits de la mer particulièrement exposés lors des marées noires.

La Commission européenne devait adopter, le 4 février, une série de projets visant à limiter et à harmoniser les résidus de certains hydrocarbures dans les denrées alimentaires. Elle entend fixer des limites maximales par un règlement ; recommander aux Etats membres d’approfondir les recherches sur la toxicité de ces substances ; et dicter les règles générales pour les contrôles par les services officiels par une directive.

Marée noire

Ces mesures touchent les produits qui contiennent des graisses et des huiles soumises à des procédés de fumage ou de séchage. C’est au cours de ces étapes que se développent les HAP (Hydrocarbures aromatiques polycycliques). Par ailleurs, il s’agit des aliments exposés à des contaminations de l’environnement comme les produits de la mer après une marée noire. La Commission européenne justifie son projet par un besoin d’harmoniser les règles pour éviter les entraves à la libre circulation des denrées : certains pays ont d’ores et déjà imposé des seuils maximaux.

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Bruxelles prévoit des seuils qui soient « raisonnablement possibles » d’atteindre pour l’industrie (de 2 à 10 microgrammes par kilo selon les produits). Toutefois, une exception est faite pour les hydrocarbures retrouvés dans les aliments pour nourrissons. Ils doivent être « sévèrement contrôlés » et faire l’objet d’une limite spécifique (1 microgrammes/kilo). Les fruits secs et certains compléments alimentaires présentent aussi des niveaux élevés de HAP, que la Commission européenne veut voir baisser.

 Bruxelles prévoit des seuils  « raisonnablement possibles » à atteindre