Les produits chinois font l’objet du plus grand nombre d’alertes en matière de sécurité alimentaire sur le marché européen. Une tendance qui ne semble pas fléchir et qui a amené la Commission européenne à réagir et à élaborer une série d’instruments visant à aider ce pays, comme d’autres, à assimiler les normes européennes en vigueur dans le domaine de la sécurité des denrées alimentaires. Du 6 au 8 novembre, elle organisait à cet effet à Pékin un atelier de formation sur le Système communautaire d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments des animaux (RASFF en anglais) avec l’objectif affiché d’aider les autorités chinoises à mieux organiser les contrôles officiels relatifs aux produits exportés vers l’UE.
Mauvaises conservations, ruptures de la chaîne du froid, produits toxiques prohibés par l’OMS. La Chine, on le sait, rencontre de sérieux problèmes en matière de sûreté alimentaire et peine à garantir l’innocuité de ses produits alimentaires exportés. Pour preuve le RASFF, le système d’alerte européen, permettant aux 27 pays européens d’échanger rapidement des informations en cas de risque pour la santé dans la chaîne alimentaire, a relevé dans son dernier bilan annuel publié en juin 2007 quelque 3 000 notifications, dont une grande partie concernent des produits chinois Raison pour laquelle le commissaire européen à la Santé, Markos Kyprianou, s’est rendu en Chine du 6 au 14 septembre 2007 pour y évoquer les problèmes récurrents de sécurité posés par des produits alimentaires chinois et appeler les autorités chinoises à une coopération technique accrue.. Le séminaire organisé par la Commission à Pékin entre dans le cadre de l’Initiative de la Sanco, « Meilleure formation pour des aliments plus sains ». Une initiative prévue par le règlement 882/2004 qui comprend une série de dispositions relatives à l’offre d’une assistance technique, l’organisation de projets conjoints, l’élaboration de lignes directrices et la participation à des programmes de formation dans le but d’aider les pays tiers à se conformer aux normes et prescriptions communautaires et à organiser les contrôles officiels relatifs aux produits alimentaires exportés vers l’UE. Le séminaire de Pékin, avec une centaine de participants prévus provenant du gouvernement chinois, des administrations compétentes, de l’industrie et d’autres associations concernées, visait à informer les Chinois sur la manière dont fonctionne le RASFF avec l’objectif d’explorer les possibilités pour les responsables chinois de mettre en place un système national similaire. A terme, il s’agirait de développer un système commun d’alerte rapide en matière d’alimentation humaine et animale. Une manière aussi pour la Commission de garantir que les importations respectent le droit communautaire et que les entreprises de l’UE se trouvent en position concurrentielle parallèle par rapport à leurs homologues chinoises.
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