Lors d’une conférence sur l’alimentation à Dublin, la Commission européenne a annoncé le déblocage de 192 millions d’euros pour financer des projets de recherche dans le domaine de la sécurité alimentaire et de la nutrition.
Quelque 192 millions d’euros seront consacrés à des programmes de recherche dans le secteur alimentaire. C’est ce qu’a annoncé la Commission européenne lors d’une conférence internationale sur l’alimentation, en Irlande le 17 juin. Sur 185 demandes de financement soumises, Bruxelles n’en a retenu qu’une trentaine. Les projets qui seront cofinancés couvrent les questions de dépistage des contaminants dans les aliments, l’obésité, la traçabilité des denrées alimentaires, la nutrition dans les premières années de la vie, les allergies alimentaires ainsi que les agents pathogènes émergents.
Perspectives
Ils rejoignent en grande partie les perspectives pour l’avenir de la réglementation européenne tracée par le commissaire David Byrne, en charge de la Protection des consommateurs. Lors de la conférence à Dublin, celui-ci a souligné que les questions de santé et de nutrition seront, pour le futur, au « centre » de l’agenda. Dans cette perspective, « l’industrie doit montrer qu’elle fait en sorte que le vent change de sens», a-t-il insisté, faisant allusion au problème de l’obésité. « Elle doit montrer qu’elle est une partie de la solution – pas une partie du problème », a conclu le commissaire.
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« De la table à l’étable »
Pour sa part, le ministre irlandais de l’Agriculture et de l’Alimentation, dont le pays assure la présidence de l’Union, a salué l’implication de l’UE dans les questions alimentaires. Pour lui, les financements de la recherche ne doivent plus aller « de la fourche à la fourchette » – selon l’expression utilisée après les crises alimentaires, notamment de l’ESB – mais plutôt « de la table à l’étable». Cette inversion consacre la volonté nouvelle de partir des consommateurs et de leurs problèmes, pour faire évoluer le cadre réglementaire des entreprises.