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Sûreté alimentaire Bruxelles lève ses barrières sanitaires sur la viande américaine

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La Commission européenne a levé son interdiction d’utilisation de l’acide lactique pour décontaminer les carcasses d’animaux et a également autorisé les importations de porcs vivants en provenance des Etats-Unis. Cette levée des barrières sanitaires sur la viande américaine intervient alors que Bruxelles et Washington devraient prochainement entamer des discussions sur un accord de libre-échange transatlantique.

La Commission européenne a officiellement autorisé l’usage de l’acide lactique pour la décontamination des carcasses de viande bovine. Cette décision, qui entrera en vigueur le 25 février, va ouvrir le marché européen à la viande en provenance des Etats-Unis traitée de cette façon (principalement du bœuf). Les ministres de l’agriculture n’étaient pas parvenus, lors du Conseil agricole du 29 novembre, à dégager une majorité qualifiée sur cette question – la France, notamment, avait voté contre (1). La décision finale est donc revenue à la Commission européenne qui a autorisé l’usage du produit. Les États-Unis demandent depuis 2011 à pouvoir exporter de la viande traitée à l’acide lactique. Et l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a rendu un avis positif sur la sûreté de ce produit en juillet 2011. Cette décision devrait également satisfaire le commerce européen du bétail et de la viande qui demandait, elle aussi, à pouvoir avoir recours à l’acide lactique (2). « La possibilité d’utiliser de l’acide lactique ne doit en aucune façon être considérée comme une substitution à des pratiques d’abattage correctes et hygiéniques et à des modes opératoires appropriés », prévient Bruxelles.

Un geste d’ouverture ?

Parallèlement, Bruxelles a autorisé l’importation de porcs vivants en provenance des Etats-Unis à partir du 25 février. Les porcs vivants américains ne pouvaient être importés dans l’UE depuis 2012, des cas de stomatite vésiculeuse ayant été découverts dans le pays. « Les États-Unis ont notifié des foyers de stomatite vésiculeuse, qui sont toutefois sporadiques et limités à certaines zones. Le risque d’introduction dans l’Union de la stomatite vésiculeuse lié à l’importation de porcs vivants depuis ce pays tiers est négligeable, pour autant que les mesures de biosécurité du code sanitaire pour les animaux terrestres de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) sont appliquées », explique la Commission européenne qui assure que ces nouvelles règles vont conduire à l’importation d’un nombre limité d’animaux d’élevage.
Ces deux décisions interviennent alors que l’UE s’apprête à entamer des négociations avec Washington sur un accord de libre-échange (3).

(1) Voir n° 3376 du 03/12/2012
(2) Voir n° 3377 du 10/12/2012
(3) Voir n° 3382 du 2101/2013 et n° 3374 du 19/11/2012

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