Seuls cinq États membres ont transmis dans les délais à Bruxelles leurs plans nationaux d'allocations de quotas d'émission de CO2, destinés à mettre en place au 1 janvier 2005 une bourse européenne du gaz carbonique, a indiqué la Commission européenne le 31 mars.
« La Finlande, l'Autriche, l'Allemagne, le Danemark et l'Irlande nous ont notifié leurs plans», respectant l'échéance du 31 mars, a indiqué Ewa Hedlund, porte-parole de la commissaire à l'Environnement Margot Wallstroem. Trois pays (Pays-Bas, Royaume-Uni et Portugal) ainsi que la Lettonie (les nouveaux Etats disposent d'un mois de plus) ont publié leurs plans sur Internet pour consultation, a-t-elle ajouté. Ces plans fixent des plafonds d'émission de CO2 aux entreprises les plus polluantes pour 2005-2007. Sur la base de ces plans, les entreprises visées (métallurgie, cimenterie, verrerie, céramique, pâte à papier, énergie) pourront échanger des droits d'émettre du CO2 à partir du 1 er janvier 2005. Celles diminuant leurs rejets plus que nécessaire vendront ainsi des crédits à celles qui risquent de dépasser leur plafond.
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Paris veut d'abord lancer le marché et ménager les entreprises, pour éviter fermetures d'usines ou délocalisations. Quitte à faire porter l'essentiel des futurs efforts de réduction sur d'autres gaz que le CO2 et d'autres secteurs en plein dérapage comme transports et bâtiment. À suivre de près les éventuelles mesures qui pourraient être prises dans le domaine des transports, car elles pourraient influer favorablement sur la réglementation en matière de biocarburants.