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Changement climatique Bruxelles n’est pas favorable à un régime spécifique pour l’agriculture

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Lors du Conseil agricole du 29 septembre, la Commission européenne a indiqué qu’elle n’est pas prête à envisager une modification du plan européen de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour tenir compte des difficultés que de telles contraintes risquent d’entraîner pour certains Etats membres, en particulier l’Irlande, dans les secteurs agricole et agro-alimentaire.

Les ministres de l’Agriculture de l’UE ont débattu le 29 septembre à Bruxelles de la répartition de l’effort à réaliser pour lutter contre le changement climatique. Ce dossier a été abordé à la demande de l’Irlande Voir n°3170 du 29/09//2008 qui estime que les efforts qui lui sont demandés risquent de remettre en cause la compétitivité de son agriculture.

Les Irlandais font valoir que le rôle de l’agriculture, en particulier l’élevage, est majeure pour l’économie irlandaise et que la part de l’émission de gaz à effet de serre provenant de l’agriculture représente en Irlande une part importante du total des rejets de carbone (26,4 %). Ce taux, qui est de 9 % en moyenne pour l’Union, s’élève à 17 % en France, à 10 % Espagne, à 8 % en Belgique et à seulement 6 % en Allemagne.

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Mariann Fischer Boel, la commissaire à l’agriculture, a reconnu que l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20 % assigné à l’Irlande était certes ambitieux mais réalisable sans porter atteinte au développement et à la compétitivité de l’agriculture européenne. Elle a notamment indiqué que l’objectif global de réduction des rejets carbone est global et ne concerne donc pas spécifiquement l’agriculture. La politique de développement rural peut offrir des incitants pour relever les nouveaux défis, tels que le changement climatique, a-t-elle poursuivi. La Commission, a ajouté la commissaire, n’est pas favorable au principe de « bourse de quota d’émission entre les secteurs soumis au système communautaire d’échange de quota d’émission de gaz à effet de serre et les autres secteurs qui, comme l’agriculture, les transports ou les déchets, ne sont pas couverts par ce régime ». Mais, en revanche, la Commission n’exclut pas de revoir certains aspects de sa proposition sur le changement climatique, de manière à prévoir une certaine dose de flexibilité entre Etats membres, a-t-elle souligné.