Pour soutenir le secteur des fruits et légumes qui commence à être affecté par la prolongation de l'embargo russe sur les produits agroalimentaires, la Commission européenne prépare, pour les prochaines semaines, des mesures de soutien au marché.
Le commissaire européen Phil Hogan a annoncé le 13 juillet aux ministres de l'agriculture de l'UE que ses services préparaient de nouvelles mesures pour venir en aide au secteur des fruits et légumes affectés par l'embargo russe sur les produits agroalimentaire européens qui vient d'être prolongé, « afin de limiter le risque de perturbation du marché ». Entre septembre 2014 et juin 2015 un plan de 150 millions d'euros a été mis en place pour retirer du marché 760 000 tonnes de fruits et légumes. Le commissaire n'a pas précisé les mesures envisagées. Pour Bruxelles, la situation générale sur les marchés des fruits et légumes de l'UE est considérée à l'heure actuelle comme « normale », la volatilité étant habituelle pour les produits périssables. « Cependant, je suis conscient que la situation pour les produits hautement périssables peut changer rapidement », a souligné le commissaire européen. Bien que de nouveaux débouchés aient été trouvés, les exportations de l'UE pour les fruits et légumes touchés par l'embargo russe ont chuté de 4% en volume et de 15% en valeur depuis le mois d'août 2014.
Pèches, nectarines et légumes d'été affectés
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Particulièrement surveillées : les pèches et nectarines. Les prix sont à la baisse et semblent très fragiles en Italie, en Espagne et en Grèce, constate la Commission. Quelque 4% de la production totale de l'UE soit environ la moitié des exportations vers les pays tiers étaient destinés à la Russie avant l'embargo. Autres productions qui suscitent des inquiétudes, les légumes d'été. La demande est soutenue en raison de bonnes conditions météorologiques, mais les prix des tomates, des poivrons, des concombres et des choux-fleurs ont récemment enregistré des réductions.
Pour les pommes et les poires, les cours se sont repris, mais malgré un recul de la récolte prévu en 2015, les exportations auront du mal à absorber l'intégralité des volumes qui étaient jusqu'à présent vendus sur le marché russe. En effet, la Russie représentait avant l'embargo 50% des exportations de pommes de l'UE soit 13% des la production.