La mention « à consommer de préférence avant » est une source de confusion pour les consommateurs européens qui jettent des produits ayant dépassé cette échéance alors qu'ils sont toujours consommables. La Commission européenne est donc prête à dispenser certains produits comme le riz, les pâtes ou le café de cet étiquetage.
LE commissaire européen à la santé, Tonio Borg, s'est montré ouvert face à l'initiative des délégations néerlandaise et suédoise de limiter l'usage de la mention « à consommer de préférence avant ». À l'occasion du Conseil agricole le 19 mai à Bruxelles, les deux Etats membres, qui ont reçu le soutien de l'Allemagne, de l'Autriche, du Danemark et du Luxembourg, ont présenté un document appelant l'Union européenne à se donner les moyens de réduire les pertes et gaspillages alimentaires. Pour ces pays, en exemptant davantage de produits ayant une longue durée de conservation de cette mention, il serait possible de diminuer le volume d'aliments jetés chaque année dans l'UE. En effet, cette date de consommation recommandée correspond à l'échéance jusqu'à laquelle le produit conserve au mieux son goût et ses qualités sans pour autant présenter un risque sanitaire au-delà de cette date (au contraire de la date de péremption). Plusieurs produits actuellement soumis à cet étiquetage, comme le riz, les pâtes ou le café, pourraient en être dispensés sans dommage pour les consommateurs, estiment les Pays-Bas et la Suède.
Un groupe de travail dédiéCette démarche pourrait aider à réduire les pertes alimentaires, a admis le commissaire européen Tonio Borg. En effet, les études menées par les services de la Commission européenne montrent que seulement 50% des consommateurs ont bien compris le sens de cet étiquetage. Ce manque de connaissance serait à l'origine de 20% des gaspillages des produits alimentaires dans l'UE. Un groupe de travail spécial de la Commission européenne va donc être mis en place afin d'identifier et de supprimer si nécessaire les règles qui entraînent ces gaspillages. Si rien n'est fait, les chiffres de la Commission européenne indiquent que les déchets alimentaires vont croître dans l'UE de 90 millions de tonnes à 126 Mt par an d'ici 2020 – soit une augmentation de 40 % d'ici la fin de la décennie.
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Quelques Etats membres, l'Italie et la Slovaquie, ont néanmoins estimé qu'il s'agissait avant tout d'un problème de communication autour de ces dates de consommation et qu'il ne fallait pas les supprimer afin de ne pas perdre de vue la qualité des produits alimentaires.