La Commission européenne propose un nouvel étiquetage obligatoire pour l’huile d’olive vierge et extra-vierge commercialisée dans l’UE, sans toutefois exiger la mention exacte du pays d’origine pour les mélanges. Elle explique que les dispositions proposées permettraient « d’éviter que les consommateurs soient induits en erreur ». Les experts des Etats membres auprès de l’UE ont déjà avalisé cette proposition, à la majorité qualifiée. Une fois adoptées par le Conseil des ministres de l’agriculture, les nouvelles règles pourraient entrer en application dès le 1 juillet 2009.
La législation communautaire prévoit depuis 2002 un étiquetage «facultatif» pour les huiles d’olive vierges et extra-vierges. « Mais cela s’est avéré insuffisant pour éviter que les consommateurs soient induits en erreur sur les véritables caractéristiques et l’origine de certains produits », affirme la Commission européenne. Si elle reconnaît que l’huile d’olive peut avoir des saveurs et une qualité différentes selon son origine géographique, elle ne va pas jusqu’à proposer de préciser obligatoirement la région d’origine des produits. Selon la proposition, avalisée par les représentants des Etats membres au sein d’un comité de gestion, les huiles d’olives vierges et extra-vierges produites « dans un seul pays » devront à l’avenir mentionner le nom de ce pays d’origine sur l’étiquetage. Les mélanges seraient étiquetés, selon les cas, « mélange d’huiles d’olive communautaires », « mélange d’huiles d’olive non-communautaires » ou «mélange d’huiles d’olives communautaires et non-communautaires ».
Certaines caractéristiques se référant au goût et à l’arôme pourraient être mentionnées également sur l’étiquette.
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Selon les experts de la Commission européenne, si ces nouvelles dispositions sont avalisées par les ministres européens de l’agriculture, cela arrangerait les affaires du gouvernement italien dont la législation en la matière contrevient aux règles communautaires d’étiquetage «facultatif». La loi italienne en la matière oblige les producteurs et opérateurs nationaux à indiquer sur les étiquettes la provenance des olives et le lieu de production de l’huile d’olive, ceci afin d’empêcher les fraudes. En février 2008, Rome avait reçu une mise en demeure de Bruxelles pour l’inviter à se conformer aux règles communautaires. Bruxelles a indiqué qu’elle allait notifier ce nouveau projet d’étiquetage de l’huile d’olive au comité des barrières techniques au commerce de l’OMC. Les Etats membres de l’OMC intéressés auront donc 60 jours pour faire des commentaires éventuels sur le projet communautaire.