Abonné

Apiculture Bruxelles rejette la plupart des demandes des Quinze

- - 3 min

Les experts des Quinze reprendront l'examen de la proposition de Bruxelles sur la production et la commercialisation de miel dans l'UE lors de la réunion du Comité spécial agricole (CSA) du 15 mars prochain (1). Au CSA du 16 février, la Commission européenne a rejeté les principales demandes des délégations, dont l'extension des contrôles réalisés dans le cadre de la lutte contre la varroase à d'autres maladies. Le Parlement européen devrait quant à lui se prononcer sur ce dossier pendant sa prochaine session à Strasbourg, prévue du 8 au 11 mars prochain. 

Les Etats membres sont plutôt favorables, avec quelques réserves, à la proposition de la Commission, qui vise entre autres à étendre le programme d'amélioration de la production et de la commercialisation à tous les produits apicoles et sur une période de 3 ans, à augmenter son budget de 16 500 euros/an en 2002 à 23 000 euros/an en 2005 pour tenir compte de l'élargissement de l'UE à dix pays, et à promouvoir le repeuplement des ruches notamment en luttant contre la varroase.

La plupart des délégations (Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Espagne, Finlande, France, Grèce, Italie, Pays-Bas, Portugal et Slovénie) souhaitent poursuivre les analyses du miel que Bruxelles proposait de suspendre. La Commission se dit prête à accepter cette demande. Elle refuse en revanche d'étendre le contrôle de la varroase à d'"autres maladies" comme le souhaitent l'Espagne, la Finlande et la Grèce pour maintenir la cohérence du programme. Bruxelles rejette par ailleurs les demandes de dérogation pour la date limite de dépôt des programmes nationaux (Chypre, Pologne, République tchèque) ou de flexibilité pour modifier des programmes en cours (Espagne, France, Portugal) au motif qu'elles sont contradictoires avec les exigences de stabilité réclamées par les Etats membres.

Pour leur part, le Royaume-Uni et les Pays-Bas critiquent la rallonge financière prévue, soulignant que 17% du budget du programme précédent n'a pas été dépensée.

Surmortalité des abeilles :

un élu français en procès avec Bayer

Le député français Philippe de Villiers, auteur d’un ouvrage accusant l’insecticide Gaucho (Imidaclopride) de Bayer d’être responsable de la surmortalité des abeilles, a été condamné le 17 février à publier un communiqué signalant que la justice avait constaté qu’il avait porté atteinte à la présomption d’innocence.

Bayer a obtenu de la justice française le 17 février que le député Philippe de Villiers, insère dans son ouvrage Le groupe chimique allemand avait porté plainte pour diffamation et violation du secret de l’instruction menée en France dans le cadre de poursuites menées contre lui par des apiculteurs.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre
La Réunion
Suivi
Suivre

Selon Bayer, la surmortalité des abeilles en France est antérieure à la commercialisation du Gaucho en 1991 et le livre de M. De Villiers n’est le « reflet d’aucune donnée scientifique ».

Le député français met aussi en cause le Régent TS (Fipronil) de BASF, utilisé souvent en remplacement du Gaucho qui a été interdit en France pour la culture du tournesol.

Le ministère français de l’agriculture a annoncé récemment son intention de restreindre l’usage, suspendre ou même retirer l’autorisation du Fipronil d’ici fin février (2).

(HC)

(1) Voir N°2944 du 09/02/04.

(2) Voir N°2945 du 16/02/04.

EXTE