Le Conseil des ministres de l’Agriculture de l’UE du 23 mars n’a pas donné suite à la demande faite par la délégation belge, soutenue par plusieurs Etats membres, dont la France, pour obtenir des soutiens au marché du porc. La Commission était invitée à présenter d’urgence un soutien pour le stockage privé temporaire et l’introduction de restitutions à l’exportation pour la viande de porc fraîche et congelée. La commissaire à l’agriculture, Mariann Fischer-Boel, a répondu que ses services ont suivi de près l’évolution du marché et estimé que « des mesures de soutien supplémentaires n’ont pas été jugées pertinentes à ce stade », ce qu’a regretté le ministre français Michel Barnier, qui lors d’un point de presse, en marge du Conseil agricole, nous a confié qu’il avait appuyé fortement la demande des Belges pour venir en aide à ce secteur « très tendu » de la viande de porc en mobilisant les restitutions à l’exportation « mais à laquelle, malheureusement, la Commission n’a pas donné de suite ». Le Royaume-Uni et les Pays-Bas se sont également opposés à toute mesure de soutien supplémentaire. Dans sa note au Conseil des ministres, la délégation belge a expliqué que depuis la réunion du Conseil agriculture du 19 janvier, la situation sur le marché de la viande de porc s’est encore détériorée et que le commerce d’exportation continue de se débattre « avec des taux de change défavorables et une baisse du pouvoir d’achat en raison de la crise économique ». Selon la Belgique, le secteur de la viande de porc est toujours en grandes difficultés, sans parler des compensations pour les pertes subies en 2008.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.