Réduire le gaspillage alimentaire de 30% d'ici 2025. C'est un des objectifs fixés par la Commission européenne dans son un paquet de mesures sur l'économie circulaire. Par contre, la publication de la communication sur l'alimentation durable qui prévoit notamment la réintroduction des farines animales pour les volailles et le porc a été reportée de quelques semaines.
LA Commission européenne a présenté le 2 juillet un paquet de propositions sur l'économie circulaire qui prévoit notamment de réduire de 30% le gaspillage alimentaire d'ici 2025. Une communication spécifique sur l'alimentation durable devait faire partie de ce paquet (1), mais sa publication a été repoussée de quelques semaines. Dans ce document, Bruxelles devrait proposer la réintroduction progressive des protéines animales transformées (farines animales) pour l'alimentation des non-ruminants (porcs, volailles). Dans son projet, la Commission se dit ouverte à l'idée d'une « meilleure utilisation des animaux et de leurs sous-produits dans l'alimentation animale et humaine », précisant que des mesures de contrôle appropriées doivent être mises en place tout au long de la chaîne de production afin d'éviter la consommation intra-espèces (cannibalisme). Il semblerait que le service juridique de la Commission européenne ait exprimé un certain nombre de préoccupations avec le projet mis sur la table, notamment concernant la fiabilité des données sur le gaspillage alimentaire.
Utilisation durable du phosphoreDe manière générale, les propositions de Bruxelles sur l'économie circulaire prévoient de recycler 70 % des déchets municipaux et 80 % des déchets d'emballages d'ici à 2030, et interdiront la mise en décharge des déchets recyclables à compter de 2025. Dans ce contexte, la Commission examine également la mise en place d'un cadre politique pour le phosphore suite à la consultation publique lancée l'an dernier (2) sur le sujet. Bruxelles précise que des travaux sont nécessaires avant de faire des propositions concrètes. Les mesures envisagées sont le soutien à l'innovation, l'amélioration des conditions de marché, et l'intégration de son utilisation durable dans la législation de l'UE sur les engrais, l'agriculture, l'eau et les déchets. L'objectif est double : réduire l'impact du phosphore sur l'environnement et améliorer la sécurité des approvisionnements.
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(1) Voir n° 3453 du 30/06/2014
(2) Voir n° 3407 du 15/07/2013