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Développement durable Bruxelles songe à un écolabel pour les produits de la mer

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La Commission européenne a adopté, le 29 juin, une communication qui définit ses possibilités d’action pour la mise en place d’une certification européenne des produits de la mer respectant des critères de développement durable. Elle attend les réactions des Etats membres et des industriels du secteur.

Après les allégations santé, Bruxelles s’attaque aux allégations environnementales. Alors que les labels privés se développent dans le champ du développement durable, il faut mettre de l’ordre dans les assertions relatives aux produits de la mer qui ne sont pas toujours faciles à garantir, estime la Commission européenne. Elle prévoit d’intervenir dans les prochains mois sur ce sujet, après une consultation des Etats membres et des parties intéressées. L’Europe pourrait définir des standards de base, afin d’assurer aux consommateurs une information exacte. Un élément d’autant plus important qu’aujourd’hui, l’environnement fait vendre, se félicite Bruxelles, à condition qu’il existe des garde-fous.

Les priorités du législateur européen pour définir cet étiquetage se fondent sur six principes, définis dans une communication adoptée le 29 juin. Il s’agit d’assurer un niveau adéquat de protection des écosystèmes ; harmoniser les différentes approches communautaires ; permettre une information objective et transparente des consommateurs ; garantir une concurrence loyale entre les industriels ; ouvrir l’accès à la certification aux petites et moyennes entreprises ; et enfin renforcer le développement et le commerce international.

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Préserver les labels existants

Dans son document, la Commission européenne définit trois possibilités : l’inaction ; un label communautaire unique ; la définition d’un standard minimum pour l’ensemble des labels existants. L’exécutif européen affiche sa préférence pour la dernière hypothèse. Notamment en raison de l’existence de labels comme le MSC, à l’initiative d’Unilever et du WWF. Déjà repérés par les consommateurs, certains logos ont acquis une légitimité que la Commission ne souhaite pas mettre en cause. Raison pour laquelle elle préfère s’attacher à définir, en concertation avec toutes les parties intéressées, un socle commun à différents labels. Cette idée devrait faire l’objet d’un tour de table entre les ministres de la Pêche des Etats membres d’ici à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine.