La Commission européenne doit approuver le 30 décembre un rapport suggérant le maintien, à ce stade, de l’interdiction d’utiliser des variétés interspécifiques de vignes pour la production de VQPRD, afin de premettre la poursuite des recherches menées pour obtenir des hybrides de meilleure qualité se prêtant à la production de ce type de vins.
La législation actuelle n’autorise l’utilisation de variétés interspécifiques de vignes (qui présentent une filiation avec des croisements de variétés de Vitis vinifera et d’autres variétés) que pour la production de vins de table, les vins de qualité produits dans une région déterminée (VQPRD) ne pouvant être obtenus qu’à partir de Vitis vinifera.
L’organisation commune du marché vitivinicole prévoit que la Commission présente au Conseil des ministres de l’UE et au Parlement européen, sur la base d’une étude indépendante, un rapport sur les possibilités d’emploi de variétés interspécifiques dans les VQPRD.
Cette étude conclut que «la grande majorité des variétés interspécifiques ne se prêtent pas à la production de VQPRD» et que, «à l’heure actuelle, il semble que seules quelques unes d’entre elles pourraient être autorisées aux fin de la production de VQPRD», mais que, si tel était le cas, «il est probable que la majeure partie des variétés actuelles ne seraient pas utilisées à l’avenir».
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En revanche, selon les conclusions de l’étude, «les variétés interspécifiques seraient extrêmement utiles pour produire des vins issus de l’agriculture biologique».
Sur cette base, la Commission suggère donc le maintien de l’interdiction actuelle, ce qui, souligne-t-elle, «permettrait d’encourager la poursuite des recherches» afin d’obtenir de nouveaux hybrides interspécifiques plus adaptés à la production de VQPRD.