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Bruxelles tente d’obtenir du Brésil des contrôles sanitaires satisfaisants

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L’UE a du mal à obtenir du Brésil qu’il prenne toutes les mesures qu’elle juge indispensables pour corriger la situation après le scandale de la viande avariée qui a éclaté dans ce pays en mars dernier. Selon la Commission européenne, les autorités brésiliennes seraient même « dans le déni ».

Les conclusions de l’audit mené par la Commission de Bruxelles au Brésil du 2 au 12 mai pour évaluer le fonctionnement des contrôles opérés par ce pays où ont été dévoilées le 17 mars des fraudes dans le secteur de la viande impliquant des fonctionnaires, soulèvent de « fortes inquiétudes », a reconnu le 12 juin le commissaire européen à la santé et la sécurité alimentaire devant les ministres de l’agriculture de l’UE réunis à Luxembourg (1). Sur la base de ce rapport, les autorités brésiliennes, qui sont encore « dans le déni », ont été appelées à présenter un « plan global d’actions correctives concrètes », a ajouté Vytenis Andriukaitis, précisant qu’un audit de suivi serait envoyé sur place en octobre ou novembre.

« 100 % de contrôles microbiologiques »

Le commissaire européen a expliqué avoir notamment demandé à Brasilia, après le renforcement immédiat de la surveillance aux frontières de l’UE, d’instaurer « 100 % de contrôles microbiologiques avant exportation sur la viande de volaille et les produits et préparations à base de viande destinés au marché européen », de retirer tous les abattoirs de chevaux de la liste des établissements agréés pour la vente dans l’Union et de ne pas demander l’inscription de nouveaux établissements dans cette liste.

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Au cours de l’échange de vues des ministres sur ce dossier, la France, les Pays-Bas et la République tchèque ont demandé à la Commission une approche encore plus stricte vis-à-vis des autorités brésiliennes.

Le Brésil est le premier fournisseur de produits agricoles sur le marché de l’UE, pour un montant de 13,1 milliards € en 2015. Le soja pour l’alimentation animale et le café représentent l’essentiel de ces exportations, celles de produits animaux, bœuf et volaille surtout, atteignant 1,7 Mrd €.

(1) Voir n° 3588 du 27/03/17 et n° 3589 du 03/04/17