L’Union européenne veut renforcer la protection de l’allaitement et la sécurité des produits destinés aux nourrissons. Elle pourrait demander aux Etats membres de réviser les règles de promotions pour les laits industriels et exiger la multiplication des analyses au cours de la fabrication.
La Commission européenne s’est lancée dans l’écriture d’une directive spécifique pour les aliments destinés aux premiers mois de la vie, les denrées produites à partir de protéine de lait de vache ou de soja. Les services bruxellois estiment que ce document ne « pose pas de problème majeur pour l’industrie ». Pour autant, la future directive, en cours de discussions avec les parties intéressées, établit quelques principes particulièrement contraignants.
Pesticides
Et tout d’abord « l’interdiction d’utilisation de (certains) pesticides pour la production des produits agricoles » destinés à la fabrication des laits pour nourrissons. En plus, une nouvelle limite pour tous les résidus de pesticides devrait être fixée à « 0,01 mg/kg, ce qui est dans la pratique le niveau de détectabilité minimum». « La santé des nourrissons et des jeunes enfants pourrait être mieux protégée en renforçant les règles d’analyse sans tenir compte de l’origine des produits utilisés », explique une nouvelle version de la directive en préparation.
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Considérations religieuses
Par ailleurs, l’information fournie sur les produits pourraient être accrue. Il peut être nécessaire, dans certains cas, d’ajouter des données sur la composition des laits qui relèvent de considérations éthiques ou religieuses, estiment les services de la Commission, en l’état du document préliminaire. Il en va de même pour l’information nutritionnelle qui pourrait être renforcée.
Par contre, étant donné le rôle important de la communication dans le choix des mamans ou futures mamans pour le type d’alimentation de leur enfant, l’exécutif européen pourrait demander aux Etats membres de prendre des « mesures appropriées » pour s’assurer qu’elle est « adéquate» et surtout qu’elle « ne fait pas de contre-publicité à la promotion de l’allaitement ».