Abonné

Régions ultrapériphériques Bruxelles veut assurer une meilleure utilisation du programme POSEI

- - 3 min

La Commission européenne envisage d’apporter d’ici la fin de l’année des modifications au programme POSEI afin d’assurer une meilleure utilisation du budget de ce soutien à l’agriculture des régions ultrapériphériques de l’UE.

Dacian Ciolos s’est rendu du 18 au 21 septembre aux Canaries et à Madère pour s’entretenir avec les organisations professionnelles locales des moyens d’améliorer l’utilisation du programme communautaire POSEI (Programme d’options spécifiques à l’éloignement et l’insularité) en faveur de l’agriculture des régions ultrapériphériques de l’UE. La Commission européenne pourrait préconiser « d’ici la fin de l’année » des modifications de ce soutien, a déclaré récemment le commissaire à l’agriculture à des journalistes.
 
4,16 milliards d’euros sur la période 2007-2013
Le POSEI a pour objectif d’aider le secteur agricole des Canaries (Espagne), Madère et les Açores (Portugal), la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion (France) face aux problèmes particuliers qu’il rencontre : éloignement, insularité, dimension réduite, topographie et climat difficiles, dépendance économique à l’égard d’une gamme réduite de productions.
Sur la période 2007-2013, ces régions ultrapériphériques bénéficient notamment, de la part de l’Union, d’une enveloppe de 4,16 milliards d’euros au titre du POSEI et de 1,2 milliard au titre du Feader (Fonds européen agricole pour le développement rural).
En déplacement à Mayotte et à la Réunion fin juillet, Dacian Ciolos avait invité le secteur agricole mahorais à se concentrer sur « quelques priorités » pour profiter au mieux des aides de l’UE auxquelles l’île aura droit à partir de 2014 (1). Département français de l’Océan indien, Mayotte bénéficiera à partir du 1er janvier prochain du statut de région ultrapériphérique, et sera dès lors éligible au soutien du POSEI et du Feader.
 
« Décentraliser », mais avec des « objectifs plus clairs »
Sans remettre en question ni l’existence, ni le financement du POSEI, le commissaire à l’agriculture « souhaite débattre directement avec les bénéficiaires de la manière de garantir une meilleure utilisation de ce budget », sans revenir non plus sur « l’idée de décentraliser la gestion de cet instrument », car « on ne peut pas tout centraliser à Bruxelles ».
Mais, selon lui, pour prouver la bonne utilisation des fonds et de bons résultats, il faut se mettre d’accord sur des « objectifs plus clairs », il faut des indicateurs pour mesurer les résultats, sinon, dans quelques années, ce type de programmes pourrait être « remis en question quant à son efficacité en matière d’utilisation de l’argent public ».
Dacian Ciolos considère aussi que les régions ultrapériphériques doivent être aidées non seulement pour compenser les coûts d’importation de produits de base à partir du continent, mais aussi pour les produire elle-même. Il faut, a-t-il dit, trouver un équilibre entre le soutien en faveur des productions dominantes et la diversification. Et ce pour atteindre l’objectif de maintenir les agriculteurs en activité et d’assurer le développement de ces régions.
 
(1) Voir n° 3410 du 02/09/13

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre