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Climat Bruxelles veut doubler les efforts de réduction de gaz à effet de serre

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La Commission européenne espère convaincre les États membres de doubler leurs efforts de réduction d’émission de gaz à effet de serre d’ici 2030. Autre objectif : atteindre 25% d’énergie renouvelables en 2030 (contre 20% en 2020).

La Commission européenne a annoncé le 27 mars qu’elle allait essayer de convaincre les Etats membre de l’UE de porter leurs efforts de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) à 40% en 2030 (contre un objectif actuel de 20% en 2020) et d’augmenter la part des énergies renouvelables à 25% à même échéance. Une consultation publique est ouverte jusqu’au 2 juillet afin de recueillir les avis et les positions des Etats, des entreprises et des ONG en vue de rédiger un livre vert avec des propositions. « Cette décision doit être prise avant 2015 », a indiqué la commissaire en charge du climat, Connie Hedegaard. En 2011, selon les estimations, les émissions de GES de l’UE étaient inférieures de 16 % à leur niveau de 1990. Selon Bruxelles, un objectif de réduction de 40% en 2030 est nécessaire pour parvenir à une baisse de 80 à 95 % d’ici à 2050 (soit ce que les pays industrialisés devront réaliser pour limiter le réchauffement climatique à moins de 2 °C).

Durabilité des biocarburants : mise en œuvre trop lente

Cette communication est accompagnée de la publication d’un rapport sur les progrès accomplis dans le secteur des énergies renouvelables. En 2010, la part des énergies renouvelables dans l’UE était de 12,7% et la majorité des États membres avaient déjà atteint leur objectif intermédiaire pour 2011/2012 prévu par la directive. « Nous sommes sur les bons rails, mais il ne faut pas lever le pied », selon Günther Oettinger, le commissaire en charge de l’énergie. Mais la transposition de la directive énergies renouvelables n’a pas été aussi rapide qu’il aurait convenu, en partie du fait de la crise économique que traverse l’Europe, constate la Commission.
Le rapport souligne également que la mise en œuvre du régime des critères de durabilité des biocarburants par les États membres est trop lente. Mais « au stade actuel, les incidences négatives potentielles de la consommation de biocarburants dans l’UE ne requièrent pas d’intervention spécifique supplémentaire », indique Bruxelles.

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