La Commission européenne prévoit pour 2007/08 un retrait préventif du marché d’une part importante – chiffrée à ce stade à 12 % au moins – de la production communautaire de sucre sous quota afin d’éviter une accumulation des stocks à l’issue de la campagne due aux faibles résultats du plan de restructuration du secteur.
Mariann Fischer Boel a annoncé le 29 janvier qu’une proposition serait soumise en février au comité de gestion pour le retrait en 2007/08 d’une quantité de sucre évaluée de façon provisoire à au moins 2 millions de tonnes, soit 12% du quota de production. Le chiffre définitif sera arrêté avant fin octobre prochain, en tenant compte de l’évolution du marché.
Cette quantité pourra être vendue comme du sucre hors quota pour des utilisations industrielles (bioéthanol, chimie, etc.).
La commissaire européenne a ainsi répondu à la France qui, soutenue par l’Autriche et le Danemark, avait souhaité débattre lors du conseil agricole du 29 janvier à Bruxelles « des mesures nécessaires pour répondre au déséquilibre persistant du marché du sucre ».
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Rendre plus efficace le Fonds de restructuration
Mme Fischer Boel a rappelé qu’à plusieurs occasions, elle avait déjà mis en garde contre le fait que le Fonds de restructuration ne fonctionne pas comme prévu. Ainsi, à l’échéance du 31 janvier pour le dépôt des demandes au titre de ce plan, les abandons de quotas enregistrés étaient de 676 000 t (contre 1,149 Mt l’année dernière), ce qui laisse présager, selon Bruxelles, un important excédent d’offre en 2007/08. La Commission a voulu informer les betteraviers et les producteurs de sucre du projet de retrait du marché assez tôt pour permettre de planifier la prochaine saison et les contrats, alors que les décisions de semis sont imminentes.
La commissaire à l’agriculture a par ailleurs demandé à ses services d’analyser le fonctionnement du Fonds de restructuration afin de trouver les moyens de le rendre plus efficace. Son objectif premier est d’éviter d’en arriver à une simple réduction linéaire de la production sous quota à la fin de la période de restructuration, mesure dont elle a déjà brandi la menace.