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Boissons Bù Bouillon veut réinventer le bouillon prêt à consommer

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Une start-up parisienne a conçu des bouillons bio en bouteille signés par un chef, pour rénover la façon de consommer ce produit plombé par la mauvaise image des bouillons en tablette. Leurs créations tiennent à la fois de la boisson snacking, de la soupe très légère et de l’aide-culinaire créative. L’entreprise vient de réussir sa première levée de fonds.

Moderniser le bouillon, c’est le projet de Bù Bouillon, la marque lancée par Samuel Giblin et Sébastien Dhrey, un publicitaire et un réalisateur désireux de créer leur entreprise. Ils ont conçu une gamme de bouillons prêts à consommer, conditionnés en bouteille verre. Leurs créations sont bio, végétariennes, sans additif, sans conservateur, sans arômes ajoutés… et faites en France.

La jeune entreprise vient de réaliser une levée de fonds de 150 000 euros pour amorcer son développement. Un financement « entre la love money et les business angels, avec des personnes ayant une expertise du sujet réunies par bouche-à-oreille », décrit Sébastien Dhrey. Priorité : la fabrication (un prestataire près d’Avignon trouvé après 1 an de recherches), le financement des stocks, mais aussi la communication avec notamment des animations pour faire découvrir ce produit. « Il n’y a pas de rayon pour ce produit qui n’est ni une aide culinaire, ni une soupe, ni un jus. Nous avons 1 an pour le faire émerger, et générer du volume de vente », considère Sébastien Dhrey.

Ambitions à l’export

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Les deux entrepreneurs prévoient une prochaine levée d’ici une année, le temps d’avoir une « preuve de marché », tout en étant confiants sur les qualités gustatives de leurs produits et leur résonnance avec des tendances du moment comme la nutrition plaisir, les saveurs d’ailleurs, le bio ou le végétal.

Les bouillons sont proposés en format 250 ml (3 euros) ou 500 ml (5 euros) avec une DLUO d’un an. Pour bien marquer sa différence, Bù Bouillon a d’abord lancé en juillet 2018 des bouillons à boire froids salés ou légèrement sucrés (hibiscus, verveine et citron) avant de dévoiler en octobre ses bouillons à réchauffer comme le "radieux" associant carotte, fenouil et gingembre. Ils sont référencés dans une vingtaine de points de vente (épiceries fines, quelques magasins spécialisés bio, etc.). La recherche d’un partenaire pour développer la distribution fait aussi partie des priorités.

Ils se sont associés au chef Eric Leautey pour la mise au point des recettes. Ce chef est même entré dans le capital de leur société baptisée SDSG et lancée en juin 2017. Pour les deux entrepreneurs, cette collaboration donne aux bouillons de gros atouts à l’export, en renforçant l’image gastronomique. « Certains pays ont une habitude de consommation de bouillon beaucoup plus développée que la France, mais un produit comme le nôtre n’y existe pas encore », estime Sébastien Dhrey. Premiers pays visés : la Allemagne, la Grande-Bretagne, la Belgique et la Suisse.