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Budget 2021-2027 : un nouveau cadre de négociation, le Parlement européen inflexible

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Le Parlement européen a averti le 12 février, lors d’un débat en plénière avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qu’il défendrait « jusqu’au bout » un budget européen « ambitieux » pour 2021-2027, alors que les chefs d’État et de gouvernement de l’UE ont rendez-vous le 20 février à Bruxelles pour un nouveau sommet sur ce dossier avec l’espoir de parvenir à un compromis. « Nos ambitions communes », notamment le pacte vert européen, « resteront une coquille vide si nous ne les assortissons pas d’un financement fiable et adéquat », a une nouvelle fois souligné le Parlement européen.

Pendant ce temps, le président du Conseil européen, Charles Michel a, lui, poursuivi sa tournée des capitales européennes en vue de présenter une nouvelle base de négociation sur le cadre financier pluriannuel de l’UE pour 2021-2027 (1). Il devait terminer son marathon durant la semaine du 10 au 14 février par des rencontres avec notamment le président français, Emmanuel Macron, la chancelière allemande, Angela Merkel et le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar. L’équation n’a pas changé, il faut composer avec la perte de 12 milliards € par an environ de contribution britannique au budget de l’UE et satisfaire les politiques historiques comme la Pac et la cohésion tout en répondant aux nouveaux défis (recherche, migrations…).

« Le temps presse »

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Commission européenne
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Le Parlement européen défend un budget pour 2021-2027, situé à 1,3 % du revenu national brut (RNB) de l’UE à 27, contre 1,14 % dans la proposition de la Commission et 1,07 % dans le projet proposé de décembre 2019 par la présidence finlandaise du Conseil. Les États membres sont, eux, divisés, plusieurs contributeurs nets au budget (Pays-Bas, Suède, Danemark, Autriche) ne voulant pas dépasser 1 % du RNB.

Charles Michel devrait proposer le 14 février un projet de compromis qui sera discuté par les ministres des Affaires européennes le 17 février, avant les négociations au plus haut niveau le 20. Si un compromis est trouvé entre les États membres, celui-ci devra ensuite obligatoirement avoir l’aval de la majorité absolue du Parlement européen. Ursula von der Leyen a rappelé le 12 février que « le temps presse. Nous savons tous que ces négociations ne seront pas faciles » mais « je le répète : si notre prochain budget n’est pas décidé rapidement, l’année prochaine nous ne pourrons pas commencer à investir » dans les nouvelles priorités de l’UE.

(1) Voir n° 3728 du 10/02/2020