Pour la France, le budget de la Pac après 2020 ne doit pas être « moins ambitieux », pour le futur gouvernement allemand, dont le programme est toutefois en cours de négociation, il doit rester « au niveau actuel », tandis que pour le Parti populaire européen (démocrates-chrétiens), sa part dans le budget total de l’UE doit être « au moins maintenue ».
Reprenant les termes utilisés quelques jours auparavant par le président Emmanuel Macron, le ministre français de l’agriculture, Stéphane Travert, a estimé le 29 janvier, lors d’une opération de communication organisée à Bruxelles, que le budget de la Pac ne devra pas être « moins ambitieux » après 2020. Il avait tenu des propos identiques le matin même devant ses homologues de l’UE (1), ajoutant que cette politique « ne saurait être la variable d’ajustement du prochain cadre financier pluriannuel » européen et déplorant que ce qu’il a appelé des « informations erronées » aient circulé sur la position de la France en la matière (2).
Paris et Berlin ont prévu de se mettre à la tâche pour tenter de présenter une position commune sur la future Pac. En Allemagne, le contrat de gouvernement en cours de négociation entre les conservateurs et les sociaux-démocrates est basé sur un compromis politique qui précise que le budget de la Pac devra rester « au niveau actuel » (3).
Maintien de la part actuelle dans le budget total
Le Parti populaire européen (PPE) a adopté à l’unanimité le 30 janvier, lors d’une réunion de son assemblée politique à Bruxelles, sa position sur le cadre financier pluriannuel post-2020 de l’Union dans laquelle il souligne « la nécessité d’une Pac bien financée, dont la part dans le budget total de l’UE devrait au moins être maintenue ». Tout comme la France, il « rejette toute forme de cofinancement du premier pilier (paiements directs) ».
Le budget européen 2018 est de 160 milliards d’euros, dont 43,2 Mrd € pour les paiements directs et mesures de marché agricoles et 14,4 Mrd € pour le développement rural (deuxième pilier) (4).
Le 4 septembre dernier, l’assemblée politique du parti démocrate-chrétien avait arrêté sa position sur la prochaine Pac, estimant toutefois que la politique actuelle devrait être maintenue jusqu’en 2024 et non pas 2020, afin d’éviter un télescopage avec les négociations sur le cadre financier de l’UE après 2020 et de prendre le temps d’analyser l’impact du Brexit et les résultats de la réglementation agricole en place aujourd’hui (5).
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(1) Voir même numéro
(2) Voir n° 3627 du 15/01/18
(3) Voir n° 3628 du 22/01/18
(4) Voir n° 3622 du 11/12/17
(5) Voir n° 3609 du 11/09/17