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Budget des Maec : la Conf' et le Modef battent le pavé

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« Plus de 150 » agriculteurs de la Confédération paysanne ont occupé la direction régionale de l’agriculture (Draaf) à Rennes le 12 décembre « pour exiger que l’État honore ses engagements » pour le financement des mesures agro-environnementales et climatiques (Maec), rapporte le syndicat dans un communiqué. Ils en ont été délogés dans la soirée par les forces de l’ordre. « Nous attendons toujours des réponses concrètes du ministre de l’Agriculture », s’impatiente la Conf', qui regrette les récents arbitrages concernant la redevance pour pollutions diffuses (RPD). Le 5 décembre, la Première ministre a annoncé à la FNSEA et aux JA qu’elle acceptait leur demande de revenir sur la hausse prévue de la RPD en 2024 (+37 M€), qui finance les agences de l’eau. Or, suite à une première manifestation de la Confédération paysanne et du réseau des Civam le 14 décembre à Paris, le ministre de l’Agriculture « nous avait présenté la piste d’un abondement de ce budget par les Agences de l’eau », s’inquiète le syndicat minoritaire. Interrogé à l’Assemblée, le 31 octobre, Marc Fesneau avait évoqué « deux pistes » pour renflouer les Maec : les budgets des Agences de l’eau et les « reliquats » de la Pac 2023 (aides non sollicitées), qui ne seront connus « qu’en fin d’année ». En pleine crise du bio, il est pressenti que les aides à la conversion en bio feront partie de ces enveloppes sous-utilisées.

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Mesures agro-environnementales
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Le 14 décembre, le Modef se rassemblait devant l’Assemblée nationale pour contester le projet de loi de finances (PLF) pour 2024, appelé à être examiné ce jour, annonce-t-il dans un communiqué. « Ce budget est un détournement de fonds au détriment de l’agriculture familiale et l’agriculture biologique », indique le syndicat. Le Modef dénonce aussi la baisse « de 35 % » des crédits de paiement pour les Maec (mesures agro-environnementales et climatiques), « la réduction progressive de l’avantage fiscal du GNR (gazole non routier) entre 2024 et 2030 », ou encore celle de l’aide complémentaire au revenu pour les jeunes agriculteurs.

« Nous attendons toujours des réponses concrètes du ministre »