« Tactique, provocation ? », se demandent organisations professionnelles et eurodéputés après la publication de la contribution de la Commission de Bruxelles au prochain débat des dirigeants des Vingt-sept sur le cadre financier pluriannuel post-2020 de l’UE. Dans la droite ligne de son préoccupant « document de réflexion » de fin juin, et face au Brexit et à de nouveaux impératifs, l’exécutif européen envisage trois scénarios pour le budget de la future Pac, du maintien de son niveau actuel, plutôt rassurant, à des baisses de 15 % ou bien 30 %. Si la dernière option s’apparente effectivement à une provocation, la deuxième pourrait bien être tactique, question de parvenir à une baisse plus modérée. Quant à la première, il faudra une sérieuse volonté politique des États membres – qui reste à démontrer – pour qu’elle se concrétise. Cette fois-ci, plus encore que par le passé, la réforme des soutiens agricoles dépendra en grande partie de l’ambition et des priorités de l’Union et donc des moyens qui lui seront consacrés. Les propositions détaillées de la Commission sur le cadre financier sont prévues début mai, et c’est à l’ombre de celles-ci que seront soumises en juin celles sur la Pac. En l’occurrence, le paradoxe de l’œuf et de la poule n’est pas d’actualité. Celui du menteur peut-être.
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