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En direct de Bruxelles Budget : la menace se précise

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La Commission européenne ne prend pas de gants dans son rapport sur la réforme du budget de l’UE pour l’après-2013, du moins dans le projet sur lequel vont se prononcer fin novembre les membres du collège. Les dépenses communautaires devront être recentrées sur des politiques « à haute valeur ajoutée européenne », selon ce document, qui, de toute évidence, ne considère pas la Pac comme telle. Du coup, tous les arguments sont bons pour parvenir à une « nouvelle diminution significative de la part du budget consacrée à l’agriculture ». Tout y passe : réduction de l’intervention sur les marchés, mais aussi des aides directes, qui pourraient de plus être « cofinancées » par les Etats membres ; augmentation de la modulation obligatoire ainsi que des fonds pour le développement rural consacrés aux « activités non agricoles ». Et cela en tenant compte de la nécessité de rendre la Pac « climat-compatible », tout comme la politique dite de cohésion d’ailleurs. Bien entendu, la divulgation de telles idées, au moment précis où la crise du lait déclenche des appels (français surtout) à la « régulation » des marchés, ne peut que provoquer des réactions outrées parmi les tenants du « modèle agricole européen ». Mais les partisans de la Pac, même les « historiques », ont conscience, ne serait-ce que pour des considérations financières nationales, que l’après-2013 ne pourra pas être comme l’avant. Le document bruxellois leur donne maintenant l’occasion de s’ériger à peu de frais en défenseurs résolus de l’agriculture.

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