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Le premier ministre bulgare, Plamen Orecharski, a assuré le 24 octobre qu’il ferait revoir au Parlement une loi controversée interdisant la vente de terres à des étrangers, un principe contraire aux engagements européens du pays. Cette loi est « une mauvaise décision, qui est plus le résultat d’agitation politique que d’une approche rationnelle », a déclaré Plamen Orecharski, dont le gouvernement est soutenu par les socialistes et le parti de la minorité turque MDL.
Dans la perspective de son entrée dans l’Union européenne en 2007, la Bulgarie avait amendé sa Constitution, en levant l’interdiction faite aux étrangers d’acheter des terres. Un moratoire expirant au 1er janvier 2014 avait toutefois été introduit et les parlementaires ont décidé le 22 octobre de le prolonger jusqu’au 1er janvier 2020, une disposition qui contrevient, selon les experts, au traité d’adhésion à l’UE et à la Constitution bulgare.
Cette prolongation, proposée par le parti ultra-nationaliste Ataka et adoptée avec le soutien des députés conservateurs et de certains députés socialistes, pourrait rendre la Bulgarie passible de sanctions européennes.