Initialement annoncés pour la fin d’année, les travaux de l’Anses sur le cadmium seront finalement « plutôt pour début 2026 », a indiqué l’Anses le 1er décembre en précisant ne pas encore avoir de date précise. L’Anses réalise actuellement une « évaluation globale de l’exposition humaine au cadmium » afin de « mieux caractériser la contribution des sources sur l’imprégnation » de la population française. In fine, l’Anses souhaite « pouvoir prioriser des leviers d’action pour réduire l’imprégnation ». Le cadmium est un métal retrouvé naturellement dans les sols, mais sa présence peut être augmentée par l’utilisation d’engrais agricoles notamment.
Lors de précédents travaux, l’Anses a identifié que l’alimentation est la principale source d’exposition, notamment le pain, les légumes, les pommes de terre et produits élaborés, ou encore les algues. L’Anses a aussi identifié une sur-imprégnation de certaines catégories de consommateurs, avec : 0,6 % des adultes dépassant la dose journalière « tolérable » ; de même que 14 % des enfants de 3 à 17 ans, et « jusqu’à 36 % » des moins de 3 ans. Fin 2023, le ministère de l’Agriculture avait mis en consultation publique un projet de décret pour abaisser la teneur maximale en cadmium des engrais phosphaté de 60 mg/kg à 40 mg/kg, ce qui demeurait au-dessus du seuil de 20 mg/kg proposé par l’Anses en 2021. Le décret n’est toujours pas paru à ce jour. Il est attendu que le gouvernement arbitre ce dossier sur la base du rapport de l’Anses.
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LM