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La question de la répercussion des hausses de prix agricoles se ramène en fait à une seule question. Quel est le moyen de pression que l’on peut avoir sur les grandes surfaces de distribution ? Le gouvernement, lui, n’en a pas beaucoup. Certes, un article (L 442-9) du code de Commerce sanctionne tout acheteur qui exige de son fournisseur des prix de cession abusivement bas en situation de forte hausse des cours des matières premières agricoles. Mais cela ne va pas très loin et on ne sait trop ce qu’est une situation de prix abusivement bas. Pour le reste il lui est difficile de faire pression sur des chaines de grandes surfaces dont le volume d’affaires se situe souvent en grande partie à l’étranger.
C’est chez le consommateur que se trouve le point faible des distributeurs. A force de se dire le défenseur des consommateurs, Michel-Edouard Leclerc se met aussi en position de faiblesse. Est-il le défenseur qu’il prétend être ? Lorsqu’il comprime les prix au maximum, ne provoque-t-il pas le chômage de ceux qu’il prétend en fait défendre ? Ne fait-il pas courir un risque sanitaire important ? Ne pousse-t-il pas à importer des produits peu chers, parfois peu sains, en tout cas à l’origine moins connue ?
On pourrait imaginer, non des manifestations dans les magasins mais des campagnes d’information prenant le consommateur à témoin. Un palmarès des grandes surfaces en fonction des critères de qualité et de citoyenneté à l’égard de leurs fournisseurs. La grande surface emmène-t-elle vraiment des PME dans des pays étrangers pour vendre ses produits sur ses étals ? Celle-là fait-elle un usage immmodéré des importations ? Met elle en avant les produits du territoire ? Est-elle « citoyenne » en somme ?
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