Le gouvernement canadien a confirmé le 10 novembre l’octroi d’un soutien au secteur laitier du pays pour l’aider à s’adapter aux conséquences de l’accord de libre-échange (CETA) signé avec l’UE le 30 octobre à Bruxelles (1). Il compte lui allouer 350 millions de dollars canadiens (240 millions €) « pour renforcer la compétitivité de l’industrie laitière » avant l’entrée en vigueur de cet accord.
Un programme d’investissement sur cinq ans va permettre aux producteurs laitiers d’augmenter « leur productivité en modernisant leur équipement », par exemple grâce à des robots de traite ou des systèmes d’alimentation automatisés. Les transformateurs recevront aussi des aides pour « diversifier leurs gammes de produits en vue de profiter de nouveaux débouchés commerciaux » en Europe, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.
Si le groupement des producteurs laitiers du Canada (PLC) a accueilli favorablement ces soutiens publics, il a cependant noté qu’ils n’atténueront « que partiellement les dommages qui seront causés » par l’accord. Selon lui, celui-ci va réduire « jusqu’à 2 % de la production laitière canadienne » et ce sont « 17 700 tonnes de fromages qui ne seront plus produites au Canada », avec une perte de revenus de 116 millions de dollars par an pour les éleveurs.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Au titre du CETA, le Canada ouvrira au profit de l’UE un contingent d’importation de 17 700 t de fromages, dont 16 000 t de haute qualité et 1 700 t pour utilisation industrielle. S’y ajoutent 8 000 t de fromage de haute qualité par le biais d’un ajustement technique de la part de l’UE dans le contingent OMC existant.
(1) Voir n° 3568 du 07/11/16