Un peu plus d'un an après son lancement, Cap Agro Innovation, le fonds de capital-risque dédié à l'innovation dans les filières agroindustrielles est en avance sur ses objectifs avec huit investissements déjà réalisés dans des start-up en plein développement. Cap Agro, qui rassemble six groupes industriels et financiers, veut faire entrer de nouveaux investisseurs pour arriver à 60 millions d'euros de fonds.
Lancé en avril 2014, Cap Agro, le fonds de capital-risque dédié à l'innovation dans l'agriculture, l'alimentation, la chimie et les énergies renouvelables, a réussi son pari. En un peu plus d'un an, l'équipe a examiné pas moins de 200 projets d'entreprises innovantes à la recherche de fonds pour poursuivre leur développement, témoignage « d'abondance et de qualité », a souligné Jean-Baptiste Cuisinier, le président du fonds, lors d'un point presse le 9 juillet. « Il y a plein de choses à faire en France, mais aussi beaucoup de besoins », renchéri Jean-Philippe Puig, président du conseil de surveillance de CapAgro et gérant de la SCA Avril. La preuve selon eux que CapAgro « ne s'est pas trompé de cible et comble bien un vide dans les domaines qu'il a choisis autour des problématiques agricoles et agroalimentaires ».
EN AVANCE SUR LES OBJECTIFS
En un an, Cap Agro a réalisé 8 investissements, soit 12 millions d'euros d'engagements (liste ci-contre), « un rythme extrêmement rapide » selon Jean-Baptiste Cuisinier en tout cas, au-delà de l'objectif initial qui était d'investir dans 3 ou 4 entreprises par an. Des start up dans lesquelles le fonds détient généralement autour de 20 à 25 % du capital aux côtés des fondateurs, de manière à « être décisionnaires sans avoir la majorité », souligne encore ce dernier. Le rôle de Cap Agro consiste à accompagner ces start up et faire en sorte qu'elles passent le cap des deux à trois ans de vie, un passage souvent compliqué pour elles. « Nous voulons soutenir nos jeunes pousses, les aider grâce à notre réseau, notamment dans leurs recrutements, sachant que compléter les équipes est souvent un enjeu important pour ces entreprises », explique Jean-Baptiste Cuisinier.
Et maintenant, « à nous de trouver les souscripteurs pour faire prospérer ce vivier ». Fort de ses succès en effet, CapAgro a lancé une nouvelle levée de fonds dont le délai de souscription a été prolongé jusqu'à mi-octobre. Doté de 42 millions d'euros au 30 juin 2015 (contre 37 millions à l'origine), le fonds compte arriver à 60 millions d'euros à la fin de l'année. « L'examen des dossiers de quatre nouveaux investisseurs, dont deux financiers, un Français et un Européen, ainsi qu'un industriel privé et une coopérative, est déjà bien avancé », ont précisé les dirigeants. De nouveaux partenaires qui viendront compléter l'équipe des souscripteurs d'origine, à savoir Sofiprotéol, Tereos, BPIfrance, Crédit Agricole Capital Investissement & Finance, Groupama et AG2R La Mondiale.
UN TICKET D'ENTRÉE MOYEN DE 1,5 M€
L'objectif de Cap Agro est d'investir dans 15 à 20 entreprises en 3 à 5 ans, dont plus de 70 % en France, le reste en Europe, voire à l'international, notamment aux Etats-Unis. Le ticket d'entrée de Cap Agro est en moyenne de 1,5 million d'euros par tour, et jusqu'à 10 % du fonds dans une même participation. Quant aux prochaines cibles ? « Tout ce qui concerne la chaîne alimentaire peut nous intéresser, des nouveaux produits, des nouvelles machines, des nouveaux process… », énumère ainsi Jean-Baptiste Cuisinier. De même que le fonds qui n'est pas encore investi dans l'é-nergie (méthanisation), « ne s'interdit pas d'y aller s'il y a de belles opportunités ». « Il y aurait matière en France à investir beaucoup plus pour le plus grand bien des filières », note enfin Jean-Philippe Puig, interrogé sur le rôle de ce fonds comme un moyen d'étendre encore le champs d'action d'Avril.
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