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Capacité d’innovation

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«Nous pouvons être légitimement inquiets quant à la possibilité pour notre secteur de pouvoir continuer à déployer en France un effort de recherche auquel nous consacrons près de 13% de notre chiffre d’affaires », soutient Francis Desprez. L’ancien président met en cause « un ensemble de décisions administratives et réglementaires prises ou à prendre au niveau national comme au niveau européen ». S’agissant des inquiétudes sur les capacités d’innovations, Gérald Bronner, professeur de sociologie à l’Université Paris Diderot, ajoute : « Pour innover, il faut faire un pari sur l’avenir ». Or, selon les professionnels de la filière semences française, le manque de visibilité sur le court-moyen terme, notamment en termes de réglementation, n’incite pas à innover. « On devrait adosser au principe de précaution, un principe d’innovation », a déclaré Xavier Beulin, président de la FNSEA. L’autre point d’inquiétudes : les difficultés pour la filière de recruter des jeunes. « Aujourd’hui, les écoles d’ingénieurs agronomes ne forment plus ou peu de profils adaptés à nos attentes », regrette Claude Grand, directeur général RAGT Semences (semenciers européens des grandes cultures). Pour l’UFS, l’image que renvoie la filière est négative et, dans ce contexte, attire de moins en moins les jeunes. « Nous voulons exprimer un ras-le-bol. Notre profession fait l’objet d’attaques incessantes. Ça suffit », lâche Claude Grand. Si les revendications étaient nombreuses, l’AG était aussi l’occasion de rappeler que la France reste le premier exportateur mondial de semences avec un chiffre d’affaires de 3,1 milliards d’euros et un excédent commercial de 840 millions d’euros.

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