Les producteurs de grandes cultures, satisfaits des résultats réalisés par des programmes volontaires sur des aires de captage d’eau, comme le programme Azur avec la fertilisation azotée, sont encouragés à poursuivre, sur de nouvelles aires et avec les phytos, a indiqué Philippe Pinta, président de l’Association générale des producteurs de blé (AGPB) le 29 juin. Il concluait un colloque organisé par les chambres d’agriculture sur les réalisations et aussi sur les marges de progrès à attendre. Les nouvelles aires potentielles sont celles des points de captage en dehors de l’Aisne et de la région Poitou-Charentes, où le programme Azur a été mis en œuvre. L’optimisation de la fertilisation azotée a permis, bien mieux qu’une réglementation contraignante, d’impliquer les producteurs : ils sont incités à apporter la bonne dose d’azote au bon moment, parce qu’en fractionnant les apports, ils sont dans de meilleures conditions pour relever le taux de protéines de leurs blés, ce qui est un critère déterminant à l’exportation face à la concurrence des blés ukrainiens et d’Europe de l’Est.
Il reste par ailleurs une réserve de progression importante en réduction des phytos à exploiter, parce que, même dans un département très céréalier comme la Seine-et-Marne, « 30 % des producteurs sont loin de l’optimum », a souligné Christophe de Rycke, vice-président de la chambre. L’objectif est d’amener ces 30 % à la moyenne pour une plus grande efficacité environnementale. La réduction ne consistera pas tant à réduire les doses qu’à les épandre à un moment où le développement de la plante et la pluviométrie s’y prêtent le mieux, a précisé Olivier Dauger, président de la chambre de l’Aisne.
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Les professionnels ont interpellé les pouvoirs publics pour que les agriculteurs soient encouragés plutôt que contraints par des normes, et soutenus, par exemple au travers d’aides à la décision financées pour une part par les agences de l’eau.