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Biotechnologies Carbios, spécialisée dans les bioplastiques, introduite en Bourse

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La PME clermontoise de biotechnologies Carbios, spécialisée dans la recherche-développement (R&D) pour la production de plastiques biodégradables, le recyclage des plastiques et la production de bioplastiques, tout cela avec les outils de la chimie du végétal, a été introduite en Bourse le 29 novembre, a indiqué la jeune entreprise le même jour.

Carbios, société de R&D constituée en 2011, vient d’être introduite en Bourse, sur Alternext plus précisément. Alternext est un compartiment de marché de NYSE Euronext Paris regroupant des PME de tous les secteurs d’activité sur la zone euro, pour le financement de leur développement. En l’occurrence, la jeune Carbios compte mobiliser 10,3 à 13,7 millions d’euros en provenance du public, pour financer son développement à l’horizon 2017, a détaillé Jean-Claude Lumaret, directeur général. Les investissements visés sont notamment l’acquisition de technologies, brevets et licences, et le financement d’une plateforme de procédés pré-pilote.
 
Une perspective pour les agriculteurs : les films de paillage biodégradables
Carbios a trois activités de R & D. D’une part l’auto-dégradation programmée des plastiques, particulièrement des films agricoles et des sacs, par l’inclusion d’enzymes entre les molécules de polymères. Ces enzymes sont cultivés sur des substrats amidonniers, issus du blé ou du maïs. La dégradation programmée éviterait ainsi aux agriculteurs d’avoir à collecter les films plastiques usagés, a commenté Jean-Claude Lumaret. En encapsculant des enzymes dans le plastique, celui-ci deviendrait dégradable, parce que l’enzyme facilite la dégradation des polymères. Cette technique d’encapsulation est expérimentée actuellement par Carbios, pour éviter la perte d’efficacité des enzymes pendant les étapes de transformation des plastiques (extrusion, injection, thermoformage).
 
La montée en puissance des plastiques à base de biomasse cellulosique
D’autre part, le recyclage des déchets plastiques. Il s’agit pour la PME de R&D d’enlever les différentes briques (les monomères qui composent le polymère qu’est le plastique), puis à les réaménager pour construire des plastiques neufs. Cette activité nécessite aussi l’intervention des enzymes. « La technologie retenue repose sur l’identification d’enzymes qui permettent de dépolymériser de manière ciblée un polymère donné », précise-t-on chez Carbios.
Enfin la production de biopolymères à partir de biomasse non alimentaire (pailles, tiges, miscanthus). C’est l’activité la plus prometteuse en termes de débouchés pour la biomasse. C’est aussi l’objectif le plus futuriste, celui du remplacement des polymères du pétrole par ceux des molécules végétales. La production mondiale est de 280 millions de tonnes (statistiques de 2011), avec une hausse d’environ 3% par an.

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