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Distribution/Résultats Carrefour en est à son 5e avertissement sur résultat

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Pour la troisième fois en 2011 et la cinquième fois depuis un an, Carrefour a lancé un avertissement sur résultat, invoquant une détérioration de l’environnement économique. Le choix de réduire les promotions dans les hypers en France n’a pas, pour l’heure, favorisé la fréquentation de l’enseigne.

Le numéro deux mondial de la distribution a réduit sa prévision de résultat opérationnel courant pour 2011, prévoyant cette fois une baisse de l’ordre de 15 à 20%, après avoir déjà abaissé cet objectif à -15% fin août. Carrefour a invoqué une détérioration de l’environnement économique, notamment en Europe du sud, lors de la publication des ventes au troisième trimestre, ressorties quasi stables (+0,3%) à 22,8 milliards d’euros.
Cette détérioration a affecté les rayons non alimentaires, notamment en France, Grèce, Espagne et Italie, a indiqué le nouveau directeur financier Pierre-Jean Sivignon, devant les analystes financiers.
Ce cinquième avertissement « renforce l’impression inquiétante que le groupe ne fait que constater la dégradation régulière de son activité sans pouvoir la contrôler », estime dans une note Jean-Marie Lhomé, analyste à Aurel BGC.
En France, premier marché du groupe, les ventes ont progressé au troisième trimestre de 0,5% à 9,87 milliards d’euros, mais elles reculent de 2,3% en comparable hors carburants, ajustées d’un effet calendaire. Cette baisse est en partie due à un plan de relance qui a réduit les promotions, jugées pour une partie inefficaces, afin de s’orienter davantage vers un modèle de prix bas permanents, dans le cadre du plan de relance Reset lancé cet été pour la France.
Reset s’ajoute à un plan de transformation à trois ans comprenant notamment le passage de la moitié des hypers européens sous la bannière Carrefour Planet, pour enrayer la baisse de la fréquentation. Fin septembre, 50 hypers étaient convertis. Carrefour vise 82 Carrefour Planet fin 2011.

L’Italie également à la peine
En Italie, où les ventes ont chuté de 5,3% au troisième trimestre, le groupe procède comme en France à un repositionnement de ses prix, avec « un temps de décalage ». En Chine, les ventes progressent de 3,1% mais reculent de 1,7% à magasins comparables (-11,2% pour le non alimentaire). En cause, une inflation qui pèse sur la consommation et une législation beaucoup plus restrictive sur les prix barrés qui les rend quasi impossibles. Au Brésil, où le groupe a dû renoncer à un projet d’alliance avec Casino combattu par le groupe stéphanois, les ventes progressent de 7,1%.

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