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Distribution/Rumeurs Carrefour semble plus convoité que jamais

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Au moment où le maintien de la famille Halley au capital de Carrefour paraît en question, celle-ci demande un siège de plus au conseil de surveillance ; au lendemain de leur entrée à hauteur de 9,8 % des actions, et avant même de révéler leurs intentions réelles, Groupe Arnault et Colony Capital en réclament deux pour eux ; enfin un puissant groupe indien, Reliance, se désigne à l’attention comme éventuel partenaire, ou davantage peut-être.

Depuis tout juste un mois, le groupe Carrefour, dont le capital est particulièrement éclaté, n’en finit pas de susciter des interrogations. Après l’éviction, à la tête de la holding de la famille Halley, de Luc Vandevelde remplacé par Robert Halley, puis l’entrée surprise du Groupe Arnault et de Colony Capital au capital du groupe de distribution, c’est un groupe indien, Reliance, qui a manifesté bruyamment son intérêt pour l’avenir de l’enseigne. L’hypothèse d’une sortie du groupe Halley, premier actionnaire de Carrefour, a repris de la consistance à cette occasion et vient d’être renforcée par un autre biais. En effet, au moment où, sous la houlette de son directeur général, Jose Luis Duran, Carrefour tente de trouver un point d’entrée sur le marché indien, des manifestations d’intérêt sont venues du premier groupe privé du pays, Reliance, qui depuis juin a investi dans des supermarchés. Même si Carrefour dément tout contact avec ce groupe, un haut responsable de Reliance a affirmé qu’il discutait de la création d’une société commune avec Carrefour, voire d’une entrée au capital du numéro 2 mondial de la distribution. Avec un chiffre d’affaires de 23 milliards de dollars réalisés dans différentes activités (télécoms, pétrochimie, services financiers), le groupe indien aurait décidé d’investir entre 5 et 7 milliards dans la distribution.

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Quelle que soit l’issue de ces manœuvres, une autre bataille émerge ces jours-ci, cette fois autour du conseil de surveillance de Carrefour. Blue Capital, la société commune créée par Colony Capital et Groupe Arnault, forte des 9,8% du capital dont elle s’est emparée, réclame déjà deux sièges dans cette instance. Dans la foulée, c’est la famille Halley qui en demande un troisième en plus de ceux de Robert Halley et de Bernard Bontoux. Signe d’une volonté de rester au tour de table ou reflet de dissensions internes à la famille ?