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Distribution/résultats Casino résiste avec ses petits formats et avec l’international

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Un nouveau programme de réduction des coûts a été annoncé par Jean-Charles Naouri lors de la présentation des résultats semestriels du groupe Casino qui sont apparus conformes aux attentes : les difficultés ont été contenues en France et l’international a bien joué son rôle de relais de croissance malgré la crise. Sur l’ensemble de l’année, le p.-d.g. du groupe table sur un résultat opérationnel courant proche de 1,25 milliard d’euros, au même niveau que l’an passé.

Le groupe de distribution Casino a réalisé au premier semestre 2009 un résultat net stable à 231 millions d’euros (+0,8% par rapport au 1er semestre 2008), malgré une baisse du chiffre d’affaires de 2,6% (-1% en organique).
Le résultat opérationnel courant est en baisse de 9,1% à 488 millions d’euros (-6,4% en organique).
Hors essence (dont la baisse des prix a eu un impact négatif sur le chiffre d’affaires) et effet calendaire, le chiffre d’affaires organique est en hausse de 1,3%, selon Casino, qui se dit « porté par le dynamisme des activités à l’international, tout en maintenant en France un bon niveau d’activité et de marge ». Ces résultats semestriels sont apparus conformes aux attentes des analystes.
Sans « anticiper d’euphorie de la consommation » dans les prochains mois, le patron de Casino, Jean-Charles Naouri, table sur l’ensemble de l’année sur un résultat opérationnel courant proche de celui de l’an passé, à 1,25 Md EUR.
En France, le chiffre d’affaires a reculé de 5,3 % au premier semestre, mais il a progressé de 2,4 % à l’international, qui représente 30 % de l’activité du groupe.
Pour Jean-Charles Naouri, « le positionnement du groupe en France, caractérisé par la prédominance des formats de proximité (Franprix, Vival, Spar, Petit Casino) et de discount (Leader Price) lui confère un socle de résultat solide ».
A l’international, « les positions de leader en Amérique latine et en Asie du Sud Est constituent des relais de croissance importants ».
Le groupe a entamé une politique de réduction des coûts qui porte sur 150 millions d’euros en 2009.

Des hypers plus petits
Le groupe va réduire la taille des hypermarchés de 1% voire plus, a expliqué le p.-d.g. du groupe lors de la présentation des résultats, et investir l’argent dégagé dans le développement de son réseau de proximité.
« 1% des hypermarchés, cela représente 50 millions d’euros, a-t-il détaillé, soit l’équivalent de 70 Franprix ». La réduction de la taille des hypermarchés passe par le transfert d’une partie de la surface de l’hyper en galerie marchande.
Casino n’entend pas revoir sa politique pour les Leader Price, dont le chiffre d’affaires a chuté au premier semestre 2009 (-6,5% au premier trimestre et -8,5% au 2e), estimant au contraire que le « hard discount » est un segment qui va « continuer à se développer » car il est particulièrement « rentable » pour les distributeurs.

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