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Fruits/Innovation  Castang lance ses pommes en IVe gamme

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Pour se diversifier sur un marché en difficulté, Castang a choisi de développer une offre en IVe gamme. Réalisant plus de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires dans la collecte et la commercialisation de pommes, cette société familiale basée en Dordogne a créé fin 2005 Fraîche Cut, pour investir 1 million d’euros dans un outil industriel dédié. La mise sur pied de cette filiale à 100 % a également été l’occasion de nouer un partenariat avec le leader américain du secteur, Crunch Pack, qui grâce à un transfert de technologie lui permet de proposer des pommes découpées dotées d’une DLC deux fois plus longue que la concurrence.

Dans un secteur en grande difficulté, Castang tente de valoriser ses produits. Basée en Dordogne, cette société familiale intègre la filière de la pomme « de l’amont à l’aval», avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 25 millions d’euros pour 33 000 tonnes de pommes commercialisées. Et comme d’autres producteurs de fruits, tente de se lancer sur le marché de la IVe gamme. Castang s’est ainsi doté à l’automne 2005 d’une filiale à 100 %, baptisée Fraîche Cut SAS, « entreprise dédiée à la production et à la commercialisation de pommes en IVe gamme».

Une DLC plus longue grâce à Crunch Pack

Mais pour s’aventurer sur ce marché naissant, et prendre une longueur d’avance, son directeur, Philippe Hermann, est allé jusqu’en Amérique. Plus précisément dans l’Etat de Washington, « une région très productrice de pommes» selon lui. Le Français y a rencontré les dirigeants de Crunch Pack, leader des pommes en quartiers sur le marché GMS des Etats-Unis avec 60 % de parts de marché et un chiffre d’affaires de près de 10 millions de dollars. Une entrevue qui a débouché sur « un vrai partenariat», et un avantage concurrentiel pour Fraîche Cut. Depuis le mois de juin, la société peut proposer aux différents circuits de distribution de l’Hexagone sa gamme “Côté pommes”" qui bénéficie d’une DLC de 21 jours contre 8 à 10 jours pour la concurrence.

Un investissement industriel d’un million d’euros

Une performance due à un emballage mis au point par Crunch Pack, que Fraîche Cut va chercher directement outre-Atlantique. Cet « accord de transfert de technologie » pour lequel le Français reverse des royalties vient compléter un nouvel outil industriel dédié issu d’un investissement d’un million d’euros. Le partenariat permet également au Français d’échanger son savoir-faire et de bénéficier d’opportunités commerciales : une chaîne de grande distribution britannique, intéressée par les produits de Crunch Pack, pourrait faire appel à ses services. En « phase de test », selon Philippe Hermann, Fraîche Cut ne s’attend pas à une réussite immédiate sur le marché français, mais entend progresser « pas à pas».

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Une offre pour chaque circuit de distribution

« Le produit est nouveau pour la GMS, explique Philippe Hermann. Pour exemple, il n’y a pas encore de CGV établies». Fraîche Cut compte aussi sur ses multiples conditionnements pour séduire ses interlocuteurs : 4 x 100 g ou format familial en 400 g pour la GMS, 100 g pour la CHR ou 1 kg pour le food service. « Nous allons proposer nos produits sur tous les circuits, mais pas à tous les clients, et dans la région toulousaine » précise Philippe Hermann. Et si le succès tarde à venir dans l’Hexagone, qu’importe, « on tâchera de se développer ailleurs, dans des pays limitrophes » affirme le dirigeant. Comme le Royaume-Uni, où les habitudes de consommation sont plus propices à ce genre de produits.

Cf Agra alimentation n° 1935 du 29/06/06 p. 24