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AESA Catherine Geslain-Laneelle présente les travaux prioritaires pour 2008

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Fourniture d’avis scientifiques et de conseils de qualité aux institutions européennes, amélioration des méthodes d’évaluation des risques, dialogue accru avec les parties concernées et gestion saine des ressources humaines et financières. Telles sont les priorités des travaux pour l’année 2008 que la directrice exécutive de l’AESA, Catherine Geslain-Laneelle, est venue présenter devant la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen.

« Les risques changent et l’AESA doit adapter ses méthodes de travail à la charge de travail qui augmente d’année en année ». Soucieuse de montrer que ses scientifiques ne chôment pas, la directrice exécutive de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA), Catherine Geslain-Laneelle, a expliqué le 9 octobre aux députés européens que ses services font face à de nouveaux défis, que ce soit à cause du changement climatique, des innovations technologiques qu’il faut suivre ou encore de l’apparition de nouveaux risques. Et les travaux ne manquent pas : poursuite des études sur les régimes alimentaires en vue de préparer des conseil en matière alimentaire, allégations nutritionnelles (une conférence est prévue les 11 et 12 octobre), l’évaluation des additifs alimentaires et la poursuite des travaux sur les agents améliorants (notamment la sécurité des enzymes) constituent également quelques-unes des priorités pour l’année 2008.

Catherine Geslain-Laneelle s’est également engagée à raccourcir les délais de remise des avis scientifiques de l’AESA à son plus grand client qu’est la Commission européenne. A cet effet, elle a rappelé qu’elle a pris l’initiative de répartir les tâches du groupe AFC entre deux groupes : le Groupe scientifique sur les additifs alimentaire et les sources de nutriments ajoutées aux aliments, qui va évaluer la sécurité d’autres substances ajoutées délibérément aux aliments, et le Groupe scientifique sur les matériaux en contact avec les aliments, les enzymes, les arômes et les auxiliaires technologiques, qui va quant à lui se consacrer à la sécurité des substances ajoutées indirectement aux aliments, et aux questions liées à la sécurité des nouveaux procédés de transformation.

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Indépendance des avis de l’Autorité européenne

« Nos avis scientifiques doivent être non seulement indépendants mais doivent être aussi perçus comme des avis indépendants ». Faisant une allusion implicite à de récentes critiques de certains membres du Parlement européen sur l’indépendance des avis de l’AESA, la directrice de l’AESA a voulu se montrer rassurante en indiquant que son organisation s’est résolument engagée à renforcer la transparence et la robustesse de la gestion des déclarations d’intérêt des scientifiques engagés par l’AESA. Tout en rappelant qu’un intérêt déclaré ne représente pas nécessairement un conflit d’intérêts, elle a précisé que si conflit d’intérêt potentiel existe « celui-ci doit être examiné au cas par cas ». Désormais les déclarations d’intérêt se feront sur base annuelle et avant chaque réunion sur un thème déterminé (et non plus seulement lors de l’engagement d’un scientifique) et leurs vérifications seront renforcées. Toutes les déclarations d’intérêt seront également rendues publiques sur le site web de l’AESA.