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CBD : le syndicat attend des clarifications sur le statut des fleurs brutes

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À l’approche des semis, Ludovic Rachou, président de l’Union des industriels pour la valorisation des extraits de chanvre (Uivec) demande « un statut clair » sur la classification alimentaire des fleurs brutes de chanvre. « Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’un nouvel aliment », précise M. Rachou, se référant à la réglementation européenne sur les « novel food » (« nouveaux aliments »). Cette dernière considère comme un « nouvel aliment » les aliments n’ayant pas été consommés de manière significative avant 1997. « Depuis deux ou trois ans, des magasins de CBD commercialisent des fleurs de chanvre, pouvant être utilisées en infusions, et la France tolère cette qualification », précise M. Rachou. « Mais le manque de clarté autour de l’usage des fleurs de chanvre freine les acteurs de la grande distribution, et des compléments alimentaires », ajoute-t-il. C’est pourquoi, avant les semis, le syndicat va essayer d’obtenir des clarifications de la part du ministère de l’Agriculture, « qui ne s’est pour l’heure pas prononcé sur la question », selon M. Rachou. L’objectif étant de réduire « les risques » et « les incertitudes » pour les planteurs de chanvre à CBD.

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En juin, les États Membres de l’Union Européenne (UE) ont décidé de modifier le catalogue « novel food ». Les feuilles de chanvres ont ainsi été retirées sur catalogue des nouveaux aliments pour être autorisées à la commercialisation en tant qu’aliment traditionnel pour infusion. Pour légitimer sa demande auprès de l’UE, l’Association européenne du chanvre industriel (EIHA) avait présenté des preuves attestant que les feuilles de chanvre étaient « déjà consommées […] sous forme d’infusions aqueuses » dans plusieurs États membres, tels l’Allemagne, l’Autriche ou encore le Luxembourg.

Pour le syndicat, ce « manque de clarté » freine le marché