Il n’y aura pas de relance directe de la demande. C’est un fait entendu, en France du moins, où l’Etat préfère s’engager à soutenir certains secteurs menacés de l’économie et desserrer l’étau qui handicape l’ensemble des entreprises. La consommation des ménages, en effet, ne s’est pas effondrée en 2008 comme les autres indicateurs de l’économie. Simplement, son rythme de progression a été plus que divisé par deux, ce qui est déjà dur à digérer pour toutes les filières de production et pour la grande distribution. Le président de la FCD, Jérôme Bédier, y voit un îlot de résistance, surtout la consommation alimentaire - même si les achats descendent en gamme – et il est indispensable de le préserver. Il ne s’agit pas pour autant de faire comme les grandes enseignes d’Europe, la fédération allemande du commerce, par exemple, qui jouent du chantage à l’emploi pour obtenir des mesures fortes de relance. Jérôme Bédier veut simplement plus de visibilité et qu’on écarte donc toute mesure contre le crédit à la consommation et toute nouvelle menace de prélèvements qui pèsent en fin de compte toujours sur les ménages (taxe picnic, bonus malus, taxes sur les sacs de caisse, écotaxes sur les poids lourds,…). Et pour donner un signe positif, il suggère la suppression immédiate de la taxe poisson que la décrue des cours du gasoil ne justifie plus.
L’espoir de la FCD, pour 2009, c’est que le reflux des prix agricoles, ainsi que la pleine application de la LME désormais, permettent une stabilité globale des prix de détail.
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Il ne manque plus, pour redonner faim au consommateur, que de réussir à baisser la TVA dans les restaurants, une perspective à laquelle on ne croyait plus mais sur laquelle l’Allemagne se laisse enfin fléchir.