Dix-neuf États membres de l’UE ont fait savoir à la Commission qu’ils souhaitaient être exclus du champ d’autorisation des variétés OGM autorisées, ou en phase d’examen, pour la culture dans l’UE. Et les discussions se concentrent désormais sur les importations de variétés transgéniques. Bruxelles a proposé une forme de renationalisation des autorisations d’utilisation d’OGM dans l’UE (pour l’alimentation animale principalement) afin de mieux prendre en compte l’avis des citoyens européens dans le processus de décision. Le Parlement européen a décidé de rejeter ce texte qu’il juge inapplicable et les États membres devraient en faire de même d’ici début 2016. Mais alors que les législateurs s’écharpent sur ces dossiers, les OGM du futur commencent à pointer le bout de leur nez. Contrairement aux variétés transgéniques actuellement sur le marché, ces nouvelles variétés sont obtenues par l’introduction de gènes provenant d’organismes qui pourraient être croisés selon des méthodes d’hybridation classiques. Les États-Unis y ont déjà donné leur feu vert. Mais peut-on les considérer comme des OGM ? La Commission devrait publier une analyse juridique d’ici la fin de cette année pour définir si ces variétés végétales produites en utilisant les dernières techniques de génie génétique dites de cisgenèse relèvent du droit de l’UE sur les organismes génétiquement modifiés. Si tel est le cas, elles devront suivre la procédure européenne d’évaluation, d’autorisation et d’étiquetage. Certains États membres et les semenciers s’en inquiètent, estimant au contraire qu’il ne faut surtout pas brider la recherche et l’innovation. De nouveaux débats houleux en perspectives pour l’UE.
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