A l’issue d’une réunion qu’il a organisée les 28 et 29 avril à Berne avec les dirigeants de 27 organisations internationales afin de dresser un plan de bataille pour faire face à la crise alimentaire, le secrétaire général de l'Onu a annoncé la création d'une cellule de crise placée sous son autorité directe et rassemblant les chefs des agences des Nations unies, du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. 

La priorité immédiate est de « nourrir les affamés », a souligné Ban Ki-moon, en demandant aux pays donateurs de répondre « en urgence et de manière complète » aux appels de fonds qui ont été lancés. « Nos besoins totaux pour 2008 sont de 3,1 milliards de dollars. Il nous faut 755 millions de dollars de plus à cause de l'envolée des prix alimentaires », a précisé Josette Sheeran, la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (Pam). « Nous ne disposons actuellement que de 18 millions de dollars en liquide », a-t-elle déploré. Les Etats-Unis ont annoncé le 29 avril le déblocage de 40 millions de dollars d'aide d'urgence à destination du Pam notamment.

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La FAO demande quant à elle 1,7 milliard de dollars pour renforcer la production agricole des pays touchés par la crise, alors que les stocks alimentaires mondiaux sont au plus bas depuis 1980. « Nous avions tiré le signal d'alarme, mais personne n'a pris de décision au moment approprié », a dénoncé son directeur général, Jacques Diouf. « Il faut cesser de parler et passer à l'action », a-t-il ajouté.